‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 171 sur 190 · HISTOIRE GtoilULB HR L*iGLlSB · texte numérisé non relu

HISTOIRE GtoilULB HR L*iGLlSB

Athanase-le-Grand. — Le Christianisme avait également fait, dans cette période, de grands progrès en Arabie : on le voit par la tentative de Constance pour y introduire TArianisme. — L*Inde ellemême, au rapport de Philostorge, ne serait pas restée étrangère à ce grand courant, qui entraînait le monde vers la doctrine de rÉvangile. On y trouvait, au quatrième siècle, une Église déjà ancienne.

2. L'extension du Christianisme n*était pas moindre en Occident. Les Germains se soumirent assez facilement au joug de la foi, à l'exception des Saxons, qui se distinguèrent par leur obstination dans le culte des idoles et leur hostilité au Christianisme, dont le génie même de Charlemagne, deux cents, ans plus tard, eut encore peine à triompher. Mais toutes les tribus allemandes qui émigrèrent dans les provinces occidentales de Tempire reçurent, à l'exception des Francs et des Anglo-Saxons, un cbristianisme mutilé, défiguré par les erreurs d'Arius. C'est même ce qui contribua le plus, au quatrième siècle, sous Constance et Valons, à donner à TArianisme une prépondérance momentanée. La persistance avec laquelle tous cespeuples, excepté les Visigoths et une partie des Lombards, s'attachèrent à cette hérésie, même au milieu des populations catholiques, paraît avoir sa cause dans la liaison naturelle existant entre le polythéisme et l'arianisme.. Comme ils avaient été primittvement convertis par des Ariens, ils ne s'élevèrent point à l'idée d'une Église unique et la même pour tous les peuples ; accoutumés, dès leur origine, avoir, dans les diverses formes religieuses, l'expression des nationa-» lités, ils envisagèrent l'Arianisme comme le génie de leur race. Les Goths furent les premiers Germains baptisés. Venus de la lointaine Scandinavie, an delà de la mer du Nord, ils avaient apparu, dès l'an 215, sur la rive gauche du Danube. Établis sur ce fleuve et sur les c6tes ouest et nord du Pont-Euxin, ils étaient devenus, pour l'em- I»re, de formidables ennemis. Ils formaient deux grandes tribus sous deux dynasties : celle des Ostrogotbs s'étendait du Dniester an Don ; celle des Visigoths, du Dniester à la Theiss. Des prisonniers, qu'ils avaient ramenés de leurs excursions dévastatrices en Grèce et en Asie-Mineure, imfriantërent chez eux l'Évangile, vers le milieu du troisième siècle. An concile de Nicée figurait déjà un évèque des

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