‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 172 sur 190 · CHAPITRE m. Ï · texte numérisé non relu

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Croths, nommé Théophile. Ce fut la loi catholique qui se répandit parmi eux, jusqu'à ravénement de Tempereur Valens, qui réussit, par le crédit de l'évêque Ulphilas, à propager TArianisme pariai <^tte nation. On sait que ce prélat, séduit par les promesses de la 4X)ur impériale, dans une ambassade dont le roi Âthanaric Tavait tdiargé, consentit à trahir Torthodoxie, et à répandre chez les Visigoths Terreur d'Arius. Le succès de cette mission fut facilité par l'influence qu'il s'était acquise dans sa patrie, en la dotant d'un alphal)et, modelé sur celui des Grecs, et d'une traduction des Livres saints, d'où il élagua toutefois, remarque Philostorge, le livre des Rois, afin de ne pas encourager par cette lecture la passion de ses Goths pour les entreprises guerrières. Quoique, depuis Ulphilas, l'Arianisme ait prédominé che2 les Goths chrétiens, il s'y trouvait pourtant encore des catholiques, et même en si grand nombre, que saint Jean Chrysostôme fit bâtir une église spéciale, dans Constantinople, à l'usage des soldats de cette race qui servaient dans les armées romaines, et y laissa célébrer le service divin, dans leur langue, par des prêtres de leur nation. Le respect des Goths pour les églises et pour les malheureux qui s'y étaient réfugiés, lors de la prise de Rome par Alarie, leur roi, en 410, dut venir de la faveur dont la religion chrétienne jouissait auprès d'eux. Saint Jérôme nous apprend que ces Barbares, aux cheveux blonds, avaient parmi leurs tentes des églises portatives, où ils se réunissaient pour prier. Des Visigoths, le Christianisme, mêlé à l'hérésie arienne, passa aux peuples qui leur étaient alliés^ aux Ostrogoths, aux Gépides, puis aux Vandales, aux Alains et aux Suëves. Les Vandales étaient déjà en grande partie chrétiens lorsqu'ils franchirent le Rhin, et envahirent les Gaules ; et, «*H est vrai, comme l'écrit Idacius, que leur roi Genséric, qui commença à régner en 428, passa du Catholicisme à l'hérésie arienne, îl s'ensuit que ce peuple n'avait pas dû seulement aux Goths les premières prédications évangéliques. — Les Burgondes, ou Bourgui-^ ynons, sortis du nord-est de l'Allemagne, s'étendirent jusqu'en Helvétieet en Savoie, et soumirent les Gaules, en deçà et au delà du Rhône et de ht Saône. Rs traitèrent les Gaulois de leurs domaines, non comme des vaincus, mais comme des frères en religion, ainsi que l'atteste Orose, vers l'an 447, époque à laquelle ce peuple était

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d^jà converti. Une autre branche, plus petite^ de la mtaie Batioa, ne fegutle baptême, suivant rUsIoneD Secrate, qu'en 4âO. Les Bur- Inondes restèrent catholiques, sous leura loisG^ndikac» GiHiâîech et Chilipéric, qui avait son siège k Crcnëve^ Biais, apràs Tan 430» eouik ffègne de Gondebaud, qui fit ^forger son frère Glàilpéfiic et toute «a famille, ils devinrent Ariens, ^ rinsligatton du m«nar(|«ie. Le Galbe- Ueisme fut rétabli, après la nort 4e Oondebaud^parSigismond, son fils et son successeur, en ôt T. Les VsjQdales, les AlatAS, et le roi B»- Bftéric avec ses Suèves, ayant frattchi les Pyrénées, en 409, se parta* gèrent h péninsule hispanique. La Galice et Toiiest de TEspagne éohurentaux Suèves et aux Vandales; mais ces derniers ayant ac* compli, dans Tannée 429« leur passage en Afrique, les Suèves se développèrent plus librement* et, conduits par Récbila» sounûrent tout le nord-ouest de la presqu'île. Les Visigoths qu'Alaric avait awnés. en 410, à la conquête de Rome etderitalie, etoeia qu'Atettlie avait introduits, deux aiis plus tard, dans les Gaules, i^fMlés psr les Ronuiins, passèrent aussi «n Espagne» en 444. Hs s'emparënent de la plus grande partie de oe pays, ne laissaiit ai» Suèves qu'un petit Etat en Galice et en Lusîtanie ; et peu à peu, sous leuns rois WaUia, Théodoric et Euric, ils envahirent le sud des Gaules iusqu'à la Loire. Toulouse devint alors la capitale du graad em^e visieslh. Au roi païen des Suèves, Réchila, succéda un roi catholique : mais Bemismond, qui épousa la fille du souverain visigoth Théodoric, introduisit, en 4G9, rArianisine chez son peuple, au moyen d'un prêtre g^iate, nommé Ajax, qui élail passé oonMie lui à l'hërésie. Ce ne fol que quatre-vingt-dix ans plus tard, vers 66a, que la Galice revint à Torthodoxie, sous le roi TbéodoAir. — La destinée du CatholioisflM; dans les previnoes méridienales de la Franoe, sous le sceptre arien des princes visigolhs, (ut pleine de vicissitudes. Poussé par des défiances politiques et une foreur incroyable d'Arianisme, le roi visi* golh fiuric se livra à de (elles persécutions oontre les catiioUqoes, qiMv suivant Texpression de Sidoine Apollinaire, c on ^pouvait donler < qu'il eut à cœur Texiension de sa puissance plus que rextermiaar € tion du Catholicisme. » Il faisait clore, avee des tagofes d'épines, Iss portes des églises et y mettait le feu ; il empriamnaA lesfHritns, kuMissatt les uns et faisait exécuter les autres, noIamnieiC les

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