CHAPITRE VII. ftfiil
qtteft» doQt il exigdaU f «e les aiéges restassent vacants. Aiftsi Berdeftttx« Périgueux, Kêien, Limoges, Gévaudao, Cains, Basas, Coinnûnges, Axioh, demeorèront longtemps sans pasteurs. Le Catbolicisme ne trioiBpba déAûtivement, dans cette lutte, que quand te Itâne4e Toulouse, après uneéarée de quatre-vingt-neuf ans, tootba Musladoaînation de Clovis. — Nous avons eu roccasion de dmner, à sa date, le récit de te ^rsÀmtioii que les VandaAes ariens d'Afii* ^ue «iMTcèvent contre les Catholiques. Cette Église désolée ne devaH pas ae TOleiner de ace rahies. A la tyrannie des Vandales sucoéda ocile des Maures mahomélans^ et la longue interrHfAion du ctdte oatholi* i|ue, dans œ pa^, ne dait plus cesser que de nos jours, après que tes armes du roi trës-dirétien auront laissé, pour dernier trophée de vftOteire, la tenre d* Afrique à laFranceetàla religion. — Cependant rÉvaagite faisait de rapides progrès dans les lies Britanniques. La conversion des Sœts, en Irlande, s'opérait, au commenoemenl du daquième siècle, sous rinfluence de saint Pateicli, ou Patrice. Patrick naquit, en 387, à Bouavem Tubemim \ comme il le dit lui* siàme, c'est-à-dire à Boulogne en Picardie, sur la cOtequi^'ai^elair alore Armorique. Pr^»à TAge de seize ans, par un capitaîne scot, qui rôdait sur la côte gauloise, il fut emmené captif en Irlande, où il eut garder les tnmpaux de son maître. La piété et le désîr d'une vie sainte s'éveillèrèot alors, dans Tâme du jeune homme. Au bout de six ans, trouvant lèV moyens de s'enfuir, il repassa dans les Gaules, se rendit au monastère de Tours, où saint Martin avait fondé une célèbreécde,ety étudia, pendant quatre ans, les sciences et les mœurs chrétiennes. Revenu près de ses parents, il se sentit, dans une vision nooturne, appelé à convertir Tlrlande : il repoussa ee premier avertissement, et s'attacha, en 448, à saint Germain, évêque d'Auserre, qui, pour achever son éducation, t'mvoya à Lérins. Revenu plus tard auprès de saint Germain, il partit pour Rome, 4»ù le pape Cèlestin le chargea d'aller évangéliser Tlrlande. Sacré évéque, à Éboria
* Bonaxuem n'est que le UAinBouonia (Boulogne)» et Taberwuetku Tôt* vernia dés^ne la coab^ de Tarabanna ou Tarvenum (Térouane^, où Boulogne est située.
i68 HISTOIIIB GRNÉRALB DE L*ÉGLISE.
(probaUementBvreux), il prit avec lui quelques compagnons, parmi lesquelssont cités Auxillius et bserninus, et aborda, en 432, chez les Scots *. Il trouva les païens de ce pays livrés au culte des étoiles, et àTadoration des sources. Les lieux ordinaires des cérémonies re- i ligieuscs étaient les collines et les montagnes. Patrick prêcha VÈvangile, devant le roi et les principaux chefs assemblés. Sa parole ftit féconde. En peu de temps, trois évéchés furent fondés en Irlande. Une église, qu*il bâtit dans le district de Mâcha, devint le centre d*une ville, qui s'éleva, par degrés, sous le nom d'Ardmachaou Armach: Tapôtre y fixa son siège, qui devint plus tard la métropole de lïrlande. Il tint, avec AuxilUus et Isserninus, un synode, où, par une série de canons, il constitua la nouvelle Église dlrlande. Il mourut dans sa retraite de Saul, vers l'an 465, laissant File tout entière convertie à la foi chrétienne, qu'elle devait conserver au milieu des tempêtes politiques, avec une constance si admirable et un si fidèle attachement. — La Bretagne septentrionale, ou Ecosse actuelle, était alors possédée par les Pietés ou Calédoniens, peu* pie émigré de la Scandinavie. Les Pietés du Sud, établis entra le Forth et la chaîne des monts Grampians, furent convertis, vers Tan 412, par Tévêque breton, Ninian. Les Pietés du Nord n'eurent que cent cinquante ans plus lard saint Columban pour apôtre.
L'invasion des Barbares, dans toutes les parties de l'empire ro> main, plaçait FÉglise en face de peuples nouveaux, auxquels die devait faire successivement accepter son influence. Dès l'origine, elle avait eu aussi à conquérir toute une société païenne réguli^ement constitituée. La civilisation, et c'est une remarque qui ne doit pas échapper à l'historien, offrit plus de résistance à Faction de l'Église que la barbarie. Le paganisme romain, vaincu par Constantin, qui chercha à le faire disparaître des lois, des moeurs, des institn-
* 11 se passa encore quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans jusqu'à ce que le nom de SeoU devînt commun à tous les Irlandais, et que leur fie fût aussi connue sous le nom de Seotiaque sous celui û'Hibemia, VÈeosse d'aujourd'hui n'a reçu son nom de SeoHa que depuis le onzième siècle.
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tfons, de réducatioD, de la litténture, produisit, sous Julioi, une réaction puissante. Les sophistes, qui aitouraient Tempereur apostat, purent, un instant, espérer que la religion dirétienne succomberait, sous Pensembledes mesures concertées avec tant de suite contre elle. Le philosophe Maxime, le rhéteur Libanius essayaient de ressusciter le culte et la poésie des dieux d'Homère. Julien lui-même, quittant le septre et le couteau du «sacrificateur, trouvait le temps, au milieu de ses impériales préoccupations, d'écrire des traités de polémique, où il prétendait prouver que Théognis, Orphée, Phocilide et Isocrate étaient des politiques, des législateurs et des moralistes bien supérieurs à Moïse et à Salomon. Saint Cyrille d'Alexandrie se chargea de réfuter les élucubrations de cette tête couronnée : il le fit, avec une verve, une logique, une éloquence qni ne laissaient rien à répliquer. Amobe avait précédemment pris rang dans la liste des apologistes de cette époque. Nous avons parlé de ses ouvrages, à leur date. Lactance, son élégant disciple, consacra aussi les sept livres de ses Institutions divines^ à réfuter les objections des païens contre le Christianisme. Eusèbe de Césarée composait, dans le même but, les quinze livres de la Préparation évangélique. En 345, Firmicus Matemus présenta aux empereurs Constantius et Constant son livre de la Fausseté des religions profanes^ livre plein de chaleur, où il s'attache à faire ressortir les côtés les plus honteux et les plus immoraux de la religion païenne. Saint Athanase publiait, à son tour, les deux discours ou traités Contre les païens et Sur l*Incamation du Verbe. La division en est aussi juste et aussi belle que simple. Athanase fait voir, dans la chute originelle, le principe du paganisme et réioignement du vrai Dieu ; puis il explique, toujours en réfutant les objections des païens^ la possibilité, la nécessité et la réalité de rincamation de Jésus-Christ. Mais Tapologie la plus grandiose et la plus complète de l'Église, ce sont les vingtrdeux livres de la Cité de Dieu, opposée par saint Augustin à la Cité du monde, au Paganisme. Dans les dix premiers, Tévêque d'Hippone analyse les trois espèces de mythologies polythéistes, indiquées par Varron, et par le pontife Scévola, c'est-à-dire celle des poètes, celle des politiques, et la théologie natuielle ou des philosophes. S'attaquant surtout à l'école néoplatonicienne, dont Porphyre est, à ses yeux, le principal représen-
570 HISTOIRE otNéliàLE DE L*SGUSE.
ttiit, il mpnMte fc iMMe écçde um idoUttrie aveotiueuse, son a^»tttéose to-dn&oint le lum-aBiK de m. Uttigk et de 6a doctrine soi la migialîMi An àiitt& Basnite, pMKbBt du |Hrweipe : que k oeinaînaiii» de Dieu fiM ^^«Mîbie <«iM daae iéitt^^ CUmift , îi bêtài, peur ainsi dHve, dans ks dmue dernieis livre&t la Ciië et i>wu, cDmmenQam par la eréatiêB et la cbule des anges, et poureuifant les dcstinétB te œ divûi rôgne^ 4 travers rancisDBe alliaiHe }Utqu*aa jugement deniiei:, ^usqAi'à réternelle félicité i» justes. L\)bjeGtten la plus poyuteÉre eu ]^aiûBnae eanlre les chrétiens étatt tirée du 4éciin rafÂde ei de k foibtesiet ctia^ue jour eraissonte, de Femptre. Les païens conuparaient, avec k sUualioB présente, sa glGdne passée;» sa grandeur et sa mapiificeace sans bornes, tel qu'il floriesatt autrefois sous k i^otectioa 4es dieux, ferme et puissant an dedans, toujours victorieux, toitieHns invincible au debers, élendanl au k» sur les f aiys et les penples k terreur de son oom. MainiBBaitt que ks dieux ékient méprisés^ ke sacrifiées interdits^ et qu'il n*y avait pilus d*banneurs que pour k Dieu des ohr^ tiens, k misère, kdésmian, Tin^uissanGe étMenS partent, «t Teapire allait visiblement à sa mine. € Désarmais, à la pkœ des 4ieux « immerteh, disait Liiianiua avec autertume» on henare oeux ^i € sont cause de tous nos malbeurs. » Les chaétkas TépUfuaiflDt que la misère et la honte des temps présents étaient k fruit nécessake de k semenoe répandœ par le polythéisme, dans les âges précédents; que ks descendants chrétiens expiaient ks kules de kucs anoétines païens : ils montnua«l que k chute et la dissolution de Tempiie étaient dqà visibks, lorsque k culte des dieux élail encaiB partout dominant. « Bt au Ibnd, s'écrkit saint Auguetin, qu*est-ce donc qu'ils « ngnetteni, eeux^i feuknt nous charger, nous cfarétiena» du poids € de Tempire qui s'écrouk? Ils regrettent seulement Tédaieilé- < rieur, b riobesse, la sécurité de kurs jouissances, TarbilNÉPe avec « kquel ks ridies et ks puisssmis pouvaient satisfaire alMtfune de c kuirs pansions. Ik ¥Oudnûent ramener un état de choses ^kU- « OMce, k désordre, la oemiption régnaient anns ftmn. Oi; ib « r^gmfttant piwisément ce qui a peoduii au dedans k ruine, kéifr- « soMtim de reminre ROMn, et ee^ui a amené, par'cantieHMip» « sadéoadenceandshars. Ylialgiéksiésriflrinalionsdupenpket