CHAPITRE VI
S^HOfAIRE.
S 1. PonfMcalile Mlnt ADiret (1S9161.) 1. DiBcrrnies sectes gnosU^œs: Giinites, Secondiens, Ptelëoiallrs, Ophîtes, Sétbiens, Mar« cosàem, OfàottuMm^ AKhomiques, Aotltactes Adamites ou ProOideos. — 2. Question de la Pftqiie. -> 9. Voyage de saint Polycarpe » Rome. — h. Fondation des Eglises de Lyon, ; de Vienne, de Valence et de Besani^on. —5. Saint Hégésippe. —6» Dialogue de saint Justin avec T^iphon. — 7. Mort dn Pape saint Anicet et de l'empcrenr Antonin.
S S. MBtfOeat «e satet soter. (168-m.)
8. Quatrième persécution générale sous Tempereiir Marc-Aurèle. —9. Martyre de sainte Félicité et de ses svpt ais k Rome. — 10. Lettre de l'Eglise de Stoyme am Eglises d'Asie. — 11. Martyre de saint Polycarpe, éréque de Smyme. — 13. Geisc le Philosophe. — 13. Lntte de Crescent le Cynique contre saint Justin. — lik. Seconde Apologie de saint Justin, adres* sée à renpcreiir Marc*Aarèle. — 15. Martyre de saint Justin et de ses compagnons. — 1«. Miracle de ia Légion-Fulminante. — 17. Bvéques et docteurs illustres sous le pontifleat de saint Soter. — 18. Saint Denys, évéquc de Gorintbe ; sa lettre à r£glii>c de Rome. — 19. Hérétiques. Tatien, Chef des Encratites. — 26. Bardesann et son Hls llamionius. — SI. Apdles, diidplB de Mvcton. — J2. MoDian, Priscille et MaiimUla. — ». Mort du Pape iwintSvter.
S t. PoMtlMemtde saint Anleet. (150-161.)
I. Il est (le la destinée de l'erreur de varier toujours, de se multiplier sous milles formes diverses, et de ne pouvoir jamais se reconstituer dans runité,dont elle s*est séparée en se détachant de la vérité. Le pontificat de saint Anicet vit éclore une foule de sectes, végétation impure du gnosticisme, famille divisée contre son chef, n*ayant de commun qu'une haine et un mépris égal pour les dogmes catholiques, et pour les chrétiens fidèles à la doctrine de Jésus- Christ, à renseignement apostolique. Il suffira de donner le nom de ces absurdes systèmes, sortis de la gnose de Valentin, et tellement secondaires que la plupart d'entre eux ne purent assurer à leurs auteurs la triste immortalité des hérésiarques.
D*abord les Cdmites, qui honoraient Caïn, réhabilitaient les Sodomites et leurs crimes, Esaû, Judas, et en général tous ceux qui sont blâmés dans FÉcritui'e, pour avoir agi contre le Dieu créateur. Leur morale répondait à cette belle doctrine.
Les Secondiens, ainsi appelés de Second, leur chef, qui n'ajouta guère que des crimes aux erreurs Ue Valentin son maître.
Les P/o/mat^e^, disciples (le Ptolémce, celui qui, au rapport de Tertullien,ritau système de Valentin ce grand changement de considérer les Éons comme des substances distinctes.
Les Ophites (de Sf>«, serpent,) voyaient, dans le serpent, la sagesse incarnée, qui avait enseigné aux hommes la science du bien et du mal, et lui rendaient en conséquence un culte insensé.
Les Séthiens, qui se distinguaient par leur vénération pour Seth, fils d'Adam, dans lequel résidait, disaient-ils, une vertu divine.
Les MarconmSy disciples de Marc, imposteur effronté, qui cherchait à séduire les imaginations faibles, par ses opérations théurgique&. Voici un de ses artifices, rapporté par saint j^phane. Au meyen de deux vases préparés h l'avance, il paraissait changer le vin en sang, dans la célébraliou de TEucharistie : ce qui donnait à sa vertu un Ittstre éclatant aux yeux ée ses ignorant» sec^tateur». Cette jonglerie sacrilège est, du moins, un témoignage rendu au dogme de la transsubstantiation, qu'elle suppose.
. Les Colorbasiensy disciples de Colorbasc, entendaient les quatre premiers Éons de Yalentin dans un sens purement idéal, par opposition avec les Ptolémaïtes, qui les croyaient des ^'^stances^
Les Archontiques, (de 'vz»*, prince,) attribuaient la création du monde à diverses puissances» condamnaient les saeremeats.de Ba^H témc et d'Eucliaristie, disaient que la fenune était l'ouvrage de Satan, et vivaient pour la plupart dans le dérèglement le plus honteux.
Les Antitactes, ou Contraires^ montraient un grand zèle n &'•{►poser en tout à Dieu, qu'ils regardaient comme l'autem* du mal ; ils soutenaieut que le péclié est digne de récompense, sans doute coinnie con traire aux lois du Créateur,
Enlin les Prodiciens ou Adamites, disciples de Pro<Mci»i qui voulaient faire revenir le monde à la nudité d'Adam. Ils priaient nus dans leurs églises bien chauffées, et bannissaient de leurs aaseoU^lées ceux qui étaient tombés dans une faute contre la chasteté; alliant ainsi à une énorme licence les apparences du ligorismey
2. Pendant que ces absurdes imaginations divisaient le gnosticisme