‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 8 sur 190 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

s 1". rtmmemi «e mI^ rterre. ( 8S de l'ère chréU«iMie. » Juin 67. )

1. PeatteOce. — X Vie dç premiers chrétiens. — X Etectton des sept dSâcres. — ft. Gonver^ skn de saOnt Paul. — 5. Vocatloo des Gentils. -- 6. PersécuUon d*Hérode-A«rippa. Dictersua éa Apôtres. —7. Première mission d» saint Paul. — 8. Concile de Jérusalem. — 9. Scconfle mltaiiA de saint Paul. -* Ift. Troisième mission de siiui Paul. — f f . Quatrième nisaioQ de saipt Paul. — 12. Première persécution générale sous Néron. Martyre de saint PSem et de saint Paul.

$ 1. PoniUleai 4e mIbi Ub. ( 67-7S.] 11 Ruine de Jérusalem par Titus. — 14. Mort de saint Lin.

J 1^ MBimcac «9 aalni €let on Anaeicc. ( 78^1. )

ISw Idemiié de saint Clet ou AnKlet. — 18. Extension du diriatianisme dans les tianias et la Germanie.

S h. PonUflcat de saint démeni l^'. ( 91-100. }

17. Lettres de saint Oément !•' aux Corinthiens. — 18. Hérésies du premier siècle. — 19. Seemide persécution générale sous Domftiea.

S i^v. Ponélfteal de saint Pierre. (33-29 juin 6^.)

4. En montant au ciel, le Fils de Dieu laissait à ses di9ci(>)esl6 soin de continuer sa mission et de prêcher FÉvangile à tous les peuples. Pour répondre à leur vocation sublime, il leur fallait une force et des lumières supérieures, il leur fallait la plénitude de TEsprit saint qui, selon la promesse du Seigneur, leur apprendrait toutes choses. Jusqu'à la venue de cet Esprit saint qui devait ouvrir leur apostolat, de même qu'il s'était reposé sur Jcsus-Chrîst en forme de colombe, au commencement de la vie publique du Sauveur, les Apôtres se tinrent renfermés dans le cénacle, « avec Marie, mère de Jé- < sus, et les saintes femmes, persévérant dans la prière. » Durant ces jours d'attente, Pierre, déployant pour la première fois Tautorilé dont il avait été revêtu, pour « paître les bi-ebis et les agneaux, » en vertu de sa primauté, prit la parole, et exposa, la nécessité de compléter le collège aposlolîquc, et de remplir la place du traître Judas

par rélection d'un nouvel Apôtre. Le sort tomba sur Mathias. Ainsi fuœnt remplis les « douze trônes où devaient s'asseoir les juges des « douze tribus d'Israël. » Quelques jours après, à la fête conimémorative de la promulgation de la loi sur ieSinaï, TËsprit saint, sous la forme de langues de feu, descendit sur les Apôtres et les disciples assemblés; il leur communiqua Tintelligence etTardeur qui devaient renouveler la face de la terre. Depuis cet instant, TEsprit vivlOcateur demeure indissolublement lié à TÉglise, sa mystique épouse, et conserve en elle l'unité de l'amour et de la foi. Chaque siècle de l'histoire ecclésiastique nous présentera la trace de ses inspirations fécondes. Ses effets se manifestèrent aussitôt chez les Apôtres. Ces hommes, auparavant si lents h croire, si bornés dans leurs vues, si chancelants et si craintifs, font éclater, à partir de cette heure merveilleuse, une énergie, un zèle, un courage qu'ils ne démentent plus jusqu'à la mort. Mais c'est le don des langues qui fait d'abord le plus d'impression sur les Juifs et les prosélytes, accourus de toutes parts à Jérusalem pour célébrer la fô(e de la Pentecôte. Des Parthes et des Mèdes, des habitants de la Mésopotamie et de l'Asie-Mineure, des Juifs d'Egypte et de Rome, de Libye, de Crète et d^ Arabie, sont stupéfaits d'entendre, chacun dans sa langue, la parole des disciples. La voix du Prince des Apôtres convertit en ce jour trois mille hommes à la foi. Quelques jours après, Pierre, car c'est de lui qu'émanent tous les premiers actes de l'Église naissante, Pierre guérit d'une parole, sur les marches du temple, un homme perclus depuis sa naissance. Le peuple s'assemble en foule pour admirer le prodige; le chef des Apôlres prêche à la multitude le nom de Jésus-Christ, et cinq mille pei'sonnes se convertissent. Les chefs des Juifs commencent à s'alarmer d'une telle puissance d'oeuvres et de paroles. Les prêtres et les Sadducéens font saisir Pierre et Jean et les metleut en prison. Le lendemain, les illustres captifs sont introduits devant le sanhédrin. Pierre expose., en présence de ses juges, la divinité de Jésus-Christ, sa résurrection d'entre les morts. On veut lui défendre de prononcer jamais devant le peuple ce nom divin « Jugez vous-mêmes, leur ré- « pond-il, s'il est juste de vous obéir plutôt qu'à Dieu. Pour nous, « nous ne pouvons taire ce que nous avons entendu et vu. > On les laissa aller. Chaque jour voyait angnienler le nombre des croyants,

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