‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 164 sur 192 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

dédaratîon qa'on croyait propre h ramener la paix. 11 y ordonne le respect et la soumission pour la bulle Unigmitus. Il déclare que le silence , prescrit par les déclarations précédentes, ne devait point préjudicier au droit qu'ont les évêques d'instruire leurs peuples. TX décide que les prêtres ne pourront être poursuivis pour refus de sacrements aux hérétiques notoires. Dans un lit de justice, le monarque fit enregistrer lui-même ce nouvel édit; mais les magistrats en furent si irrités, que la plupart donnèrent leur démission,

35. Sourd à la voix de son archevêque, de son roi, du souvefain Pontife^ le Parlement allait entendre un de ces coups de foudre dont le ciel frappe quelquefois les têtes coupables. Le 4 janvier 1757, une letb*e anonyme était parvenue à Louis XY. L'auteur disait au roi « cfe prendre le parti de son peuple, de ne » pas avoir tant de bontés pour les ecclésiastiques, et d'ordonner » quon donnât les sacrements d l'article de la mort, sans quoi sa » vie n était point en sûreté. s> Le lendemain, le poignard d*un légicide signait cet étrange billet. Vers les sept heures du soir, au Wment de monter en voiture , Louis XY fiit blessé d'un coup de 'couteau par Damiens, serviteur d'un conseiller au Parlement. 'Arrêté sur-le-champ, le meurtrier déclara qu'il a avait puisé sa » haine contre le roi dans les salles du Parlement de Paris ; qu'il » y avait entendu dire que tuer le roi ferait finir tous les refus de s» sacrements et que ce serait une œuvre méritoire. i> Il soutint d'ailleurs, dans tous ses interrogatoires, qu'il n'avait point de complices; mais l'opinion ne s'y méprit pas, elle lui donna pour complice collectif le jansénisme parlementaire. Un résultat si affireux de son indocilité fit rentrer pour quelque temps la magistrature en elle-même. Mais Fesprit-de parti ne tarda pas à méconnaître les bornes d'une modération qui ne lui était pas naturelle. L'archevêque de Paris, dont l'inébranlable fermeté provoquait toute l'animadversion de ses opiniâtres ennemis, l'éprouva bientôt; et il fut, une troisième fois^ exilé dans le Périgord.

36. L'année suivante, Benoit XIY termina son pontificat (3 mai 1758). Résumer le Bullaire de ce savant Pontife, c'est donner l'analyse des travaux qui occupèrent son règne. Dès les

458 BENOÎT îiv (1740-1758).

premières aimées de son avéxuane&t, il résolut, à piopM des ni nokbares, une question analogue à edOe qui s'était préeédanment élevée au sujet des céiémonieselûiieiMs.Des hre&partka-^ liers règlent les différentes jur idietions de» chrétîei^ Mafonîteff^ Ck>phtes et Mdclûtes, ainsi que celles des es^faolîqiiesd'AaniBeet de Servie. Un grand nombre de lettres forent adressées pev ht vigilant Pontife aiux évêques de Pologne^ relatiyement à un dbw. qui s'était glissé dans ce pays et que tous les eflbrts des Papes. n'ont pas encore réussi, même de nos jours, à déraciner coiftplétement. Il s'agissait de la facilité déplûfaUe avec laquelle, sans informations canoniques suffisantes, les évècpies de Pologne pio-' nonçaient la nullité et la dissolution des mariages mto^mf^ Benoit XIY rappelle à ce sujet la doetrtne de l'Eg^ sur l'indis* solubilité de ce Uen sacré et les sages légiemc^la prcoinlgDés sbe la matière par le concile de Tresde. ParBÛ.kff décrets de ce Pape, concernant l'Amérique, un des plus^refluoi^piahles est-cdui où il plaide la cause des malbeureux indigène»^ rédnita en senntiida par d'impitoyables vainqueurs. Ces sentimuits de taidre chanté se retrouvent dans ses brefs en faveur des pauvres de l'Etat pa»» tifical. On y reconnaît le cœur du pkequi s'attendrît sur la nà^ sère de ses enfants. Benc^t XIY couronna sa. carrière postificak par la publication de S(m magnifique traité AxkSynode d&^eiuâmy dont on a dit qu'il devrait être le Masmel des éoégues.

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