CHAPITRE V
f i. fovinKicr iv cutunirmi (» jaiUet.£7S8«lfinier i7M).
2.Jeaii-Jacqiw9Roiii8eaa« — S^CaraOôiedeGléBMiaXIIIeiclaettMliiuaTorr^ giani, son ministre. — 4. Etat da monde politi<pie en Europe à l'ayénementt de dément Xm. — 5. Elpnlaion des Jésuites du royaume de Portugal. — 6. Po«mBte8<fiB0ées en ïraAe» C9ùtn la compagma dé Jéeos» — 7. Sa sup-^ pression pas arrêt dn Parlement. — 8^ démenl Xm, dana u cooaiatoir» secret, annulle Tarrét du Parlement de Paris.— 9. Guerre de sept ans. Trotté de Pttris, — !♦. Bulle Apostolteum de Clément XIII en faveur des Jésuites. — ^ il. déoMBi Xlli coadanane le CiÊiMneme de Misengpay ; VHtstoire du peuple de Dieu du jésaUa Bermyes; le Uvre d'Helvétius; VSnegciepédiei 1» Ime de Fébronius. — 12. Expulsion des Jésuites d'Espagne, de Naples., de Parma et de flfelte. — t9. Bref de dément Xm adressé an roi dTspagne. — 14. Mort de déneiit XIIL
S t: MNTinciiT HE CÊÈmem zir (9 mat tniMÊ septembre £774).
15^ Eleetioii de €3ément XIV. — 16. Sttnatioii de la Papauté vis-à-yis des puis-' aflacesdarfiorope.— 17. St^j^preasian de la soetélédt Jésvs par dément XIV» -*18. Mort de dément XIV. - 19. Mart de Louia XV. AYénement de Lorà XVL — 20. Saint Alphonse Mane de Liguori
\ lOÊW (e juHlet 1758-9 fiivrter 1769).
1* Ihft époque lamgntohfe allaiit taaaakaatfum TE^fag. Lg haine du GatholicMnie était passée d'Anglitaeie en Fxance; lesnauveaux ineiédulea dûanèfeiiit d'abocd à leur liOBlilîlé «q caeae-^ tëre nKHBs géaéial et noinstranebe; ee ne fureiity danarongine, que des aUusiens plus oa moins transparentes. Ainsi les Lettres persanes de Montesquieu,. dL la Vie de Mahmnetj par le ooBife Hemi de BoudUon-VilL^rs, avaient éTidemmenâ pour but^ sovs une forme adioàtemoii déguisée, de mcntrw I& aupérionté da mabométismesarlaieligioBdeJéaiis^IfarisL A ees attaques iflo«lées, va succéda une vàâtaUe ligue : ave&uaeeiitentetfiDmiidable, elle s'oi^fanise et sa maintient à Fétat de een^tot pcrmawent<. C'est vess Tannée 17&7 que la eoné^QnâaBQa de Vditaire peend m
460 cxlMorr zm (1758--i769].
caractère de violence ef d'excitation , cette allure de l>ataille rangée, dont le mot d'ordre fat : Écraser tinfâme (la relig^cm chrétienne). En arborant cet étendard et cette devise de destraction. Voltaire décelait le but et se montrait le chef du paitL « H avait » fait serment, dit son panégyriste Gondorcet, de consaorer sa vie » à la ruine de l'Eglise et de toute religion positive. » H tint parole, et son thème principal , celui qu'il répéta sous miDe formes, durant sa longue et mobile cairi^, fut que le Christianisme était une invention humaine, soutenue par les prêtres et imposée par les rois, comme le meilleur frein pour les peuples. Ses complices furent nombreux et divers. En première ligne, nous devons inscrire les Parlements. « Us croient, écrivait d'Âlembert, servir » la religion par leur zèle à combattre les refus de sacrements; » mais ils servent la raison sans s'en douter. Ce sont des exécu- D teurs de la haute justice pour la philosophie, dont ils prennent D les ordres sans le savoir. » Après l'indigne magistrature qui mettait au service des ennemis de l'Etat et de l'Eglise, une autorité qu'elle avait reçue pour p]:otég^ l'Eglise et l'Etat, la légion des incrédules et des démolisseurs était nombreuse. Il nous suflSra de nommer les plus illustres de ces fatales célébrités. C'était le sceptique Bayle qui soutenait qu'une société ne peut fleurir qu'à la condition d'anéantir dans son sein toute idée et toute croyance religieuse; d'Alembert, mathématicien bel esprit, qui voulait conserver des formes académiques, au milieu même de l'orage révolutionnaire dont il était l'un des échos les plus accrédités; Diderot, ce fastidieux écrivain, qui croyait remplacer le talent par l'impudence et qui se déclarait ouvertement en faveur di l'athéisme; Damilaville, dont Voltaire disait : « Il ne nie pas » Dieu, mais il le hait; » enfin le baron d'Holbach, Condillac, Helvétius et l'infâme La Mettrie proclamaient dans leurs aa« vrages le matérialisme le plus positif. Leur œuvre principak contre le Christianisme, fiit V Encyclopédie ^ dirigée par d*AlenH bert et Diderot Elle contribua, plus que tout autre, à pn^fMigei les opinions antireligieuses ; immense monument de confusion et de fausse philosophie, véritable tour de Babel élevée par le génie de l'enfer contre Dieu et son Christ. Dans cet ouvrage, la nature prit la place de Dieu» l'esprit ne fot qu'une transformation de k