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» expirés sans que le Pape ait accordé l'institution, le métropo- » litain, ou, à son défaut, le plus ancien évêque de la province » ecclésiastique, procédera à l'institution de Tévêque nommé; et, » s'il s'agissait d'instituer le métropolitain, le plus ancien évêque » conférerait l'institution. » Ce décret fut présenté à la ratification du Pape, par cinq cardinaux et neuf évêques, députés à Sa— vone près de l'auguste captif. Pie Vil, déjà enchaîné par la promesse faite à la première députation, entouré de cardinaux qui avaient solennellement juré de favoriser les desseins de son per-^ sécuteur, effrayé des maux innombrables qui allaient , lui disaiton , fondre sur l'Eglise, à la suite de son refus , Pie YQ finit par succomber aux instances dont on l'assiégeait, consentit à l'expédition des bulles des évêques nonunés, approuva et confirma le décret du concile par un bref dont le cardinal Roverella, l'un des députés, fut le rédacteur.
20. La nouvelle de ce triomphe arriva à Paris, au moment où Napoléon préparait son expédition de Russie. Le 9 mai 1812, l'empereur, jusque-là triomphant, sort d'un palais où il ne devait rentrer que vaincu. Il est à la tête de six cent cinquante mille hommes ; il a sous ses ordres jusqu'à huit monarques qui viennent lui faire leur cour pendant son passage à Dresde. C'est ce moment que Dieu a choisi pour l'heure de ses justices. Les armes vont tomber des mains de ses soldats. Le ciel ratifiera l'excommunication, fulminée contre le conquérant par le Pontife auguste du Vatican. Le 9 juin, pendant que Napoléon traverse la Prusse,' Pie Vn, par ses ordres, est enlevé brusquement de Savone et transporté à Fontainebleau. On sait les immenses désastres de Moscow, de Smolensk, de la Bérésina, du Niémen. Les Français ne combattaient plus des ennemis, ils luttaient contre les élé-' ments. « Tout, jusqu'à leurs armes, dit un témoin oculaire de 1» ces scènes d'horreur, se tourna contre eux. Elles parurent à » leurs bras engourdis un poids insupportable. Dans les chutes » fréquentes qu'ils fusaient, elles s'échappaient de leurs mains, x> elles se brisaient ou se perdaient dans la neige. S'ils se rele- » viaent, c'était sans elles; car ils ne les jetèrent point, la faim » et le froid les leur arrachèrent. Les doigts de beaucoup » d'entre eux gelèrent sur le fusil qu'ils tenaient encore et qU{
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)> leur ôtait le mouvement nécessaire pour y entretenir un reste 10 de chaleur et de vie. »
21. n y avait cinq mois que le Pape était détenu à Fontainebleau (1), lorsque Napoléon apporta lui-même, à Paris , la nouvelle de son épouvantable défaite. La grande armée était réduite à vingt mille hommes errants, fugitifs, sans vivres, sans vête* ments, sans armes. Occupé à réparer, avec son incroyable activité^ des désastres immenses, il sentit combien lui serait favorable •une réconciliation vraie, ou du moins apparente, avec le Saint- Siège, n se rendit à Fontainebleau. Le Pape et l'empereur ne s'étaient pas revus depuis le couronnement. Que les temps et les situations étaient changés ! Napoléon fut tour à tour caressant, hostile, froid, empressé, menaçant. Il remit au souverain Pontife un nouveau concordat, a qui devait, disait-il, tout pacifier. » Pie Vn était âgé de soixante-onze ans. Sa santé , épuisée par les fatigues et la douleur ; sa sensibilité, excitée par le désir de revoir les cardinaux qu'on retenait prisonniers ; les instances importunes du prélat BertozzoU, qui le pressait de tout accorder; les supplications de ceux des cardinaux italiens qui traitaient cette importante affaire et qui le fatiguaient de prévisions menaçantes ; le silence absolue de toute voix sage, noble , amie, qui vînt relever cette âme abattue par la souffrance; enfin, les approches de la mort, tout contribuait à décourager le Pontife. Il ne restait plus en ce moment, à Pie YII, que la faculté de ce mouvement de la main qui peut encore machinalement tracer un nom* Ce nom fut apposé le 25 janvier 1813, sur un papier que l'empereur signa sur-le-champ. Le Pape s'engageait à donner l'institution canonique aux évêques nommés dans un délai de six mois , après lequel l'institution serait conférée par le métropolitain, ou le plus ancien évèque suffrageant. H renonçait à la souveraineté de Rome et s'engagait à résider où il plairait à Napoléon. L'empereur ordonna que la conclusion de ce concordat, arrachée par un indigne
(i) Pendant que Pie Vil était abandonné ou trahi par des cardinaux et des évêques, dont le premier devoir était la fidélité au chef de TEglise, quelques familles, aussi distinguées par leur noblesse que par leurs sentiments religieux, entre autres celles de Montmorency-Laval et de la marquise de la Riandrie, lui faisaient parvenir des témoignages d*inaltérable dévouement.
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«bus de pouvoir, fait annoncé solennellement à l'empire,, et voulut qu'on chantât un Te Deum dans toutes les églises. A ces condBtions, les cardinaux virent se terminer leur captivité ou leur ezîl ; ils se hâtèrent de se rendre près du Pape, Pie YII voulait surtout revoir le cardinal Pacca, son ange consolateur.
22. L'entrevue entre le Pontife et son ancien ministre fut touchante, a Pie vn, dit l'illustre cardinal, était courbé, pâle, amai- » gri, les yeux enfoncés, presque éteints et immobiles. » !> souvenir de la concession qu'il s'était laissé arracher, lui pesaif comme un remords. Pacca l'assmra qu'aidé du conseil des cardi— ' naux fidèles, a il pourrait réparer le mal qui avait été fait. » A ces^ mots, l'auguste Pontife parut reprendre ses sens : sa physionomie s'anima un peu. « Vous croyez, dit-il, qu'on peut y remédier f » — Oui, très-saint Père, à tous les maux, lorsqu'on le veut » bien, on trouve quelque remède. )» Le 21 mars, Pie Vif envoyait à Tempereiur une lettre autographe, où il rétractait explicitement et dans les termes les plus formels sa concession dtt. 25 janvier. « C'est en présence de Dieu, <Ut-il, auquel nous se- » rons bientôt obligé de rendre compte de l'usage de la puissance » à nous confiée, comme vicaire de Jésus-Christ, pour le gouverp nement de l'Eglise, que nous déclarons, dans toute la sincérité » apostolique, que notre conscience s'oppose invinciblement à » l'exécution des arUdes contenus dans notre écrit du 25 janvier y> Nous reconnaissons avec douleur et confusion que ce ne serait D pas pour édifier y mais pour détruire y que nous ferions usage de D notre autorité^ si nous avions le malheur d'exécuter ce que » nous avons imprudemment promis, non par aucune mauvaise D intention, comme Dieu nous en est témoin, mais par pure fid- » blesse, comme cendre et poussière, n ne nous reste phis qu^& » dire à Votre Majesté les paroles que notre prédécesseur Pascal II' » adressait à l'empereur Henri V : <ic Notre conscience reconnais» 9 saut notre écrit mauvais, nous le confessons mauvais^ et, avee » l'aide du Seigneur, nous désirons qu'il soit complètement % annulé, afin qu'il a'en résulte aucun doiMftagie pour l'Eg^, 3^ ni ancnn pvéjudiee pour notre km. » Cette humilité suUîn» ne toaeha point Napc^éon : il fit entendre des m^naoe» de BMrt contre les cardinaux fidèles; mais les é^nemœte, {dus prompts
que sa volonté, le dominaient de tontes parts et ne Ini laissèrent pas le temps de se livrer i de nouvelles violences. La démissio» forcée des évêques de Gand, de Tonrnay et de TVoyes , et Fusor^ pation de leurs sièges par des intrus impériaux , forent les der^ nîers actes religieux du règne de Napoléon.
23. Les aigles, qui s^étaient promenées victorieuses à travers^ toutes les capitales de rSurope, refoulées an cœur même de l» Rrance^ après Fhérolque campagne d^Allemagne en 1819, ne* retrouvaient plus leur ancien âan, ni leurs chants de trioraf^ie. Brienne, Montereau, Montmirail, Tcnlonse, Gliampaid^ert, Yauthamp, Nangis, Paris, forent les derniers et gigantesques efforts d'tuie nation épuisée, d'un génie que la fortune avait abandonné et qui ne tombait qu'ensevali dans sa gloire. Le 23 janvier 1814, Pie \II était encore une fbis enlevé par ordre de rerapereiir, eC prenait la route du midi de la France. Napoléon voulait empêcher les puissances alliées de se saisir du Pape et de le remettre en IS^erté. Bfais Fontainebleau, à peine abandonné du souveraiii' Pontife, attendait qu'un autre personnage j vhit donner en sa personne, à l'univers étonné, le spectacle de la fragilité, du néant, des choses humaines. Napoléon, repoussé par les armées alliée^, ^ms ce palais où le Pape avait été si longtemps captif, y apprend que les empereurs de Russie et d'Autriche, le roi de Prusse et le* doc de Wellington-, son vainqueur, sont entrés à Paris, qne ss^* déchéance a été prononcée le 1** avril au sénat, par Tinfluenoa db-TalIeyrand ( 1 )^ son ancien ministre, comblé de ses bienfaitflu Le 4 avril, pressé, contraint par ses confidents les j^us intimes^ lea maréchaux Ney et Bertfiier, qu'il avait faits princes^ il sigaa^ sa propre abdication ponr satisfiedre aux exigences de son bea»-^ père, François d'Autriche, et de Fem^Iereur Alexandre qm lur disait, six ans auparavant, à Tilsitt : «L'amitié d'un grand homme » est un bienfait des cienx. » Dans la cour d'honneur de Fc«-
(f) Âttvté» I Paris» 169 tmxwnm MSs éfiMst eaoeie îBdéeis sur ruaagt'* qallla iNaîent de Itur tkloîre. Les uat loafiMieot à la légsnee de Mario^ouits^. «II pro&t du roi de Rooie; le mm do due dtlriéaos ftit fnnwmé par d^aotna; . Talleyrand, de ce tea d'oracle politique que la victoire elte-méme respecta, ré* poudit : • LaJégitimité peut aeule sauver la France. » Son avis. prévalut, et lea Bourbons, qu'il devait trahir, lui dorent ainsi leur retour.
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tainebleau, il embrasse une dernière fois ses aigles , et part pour rUe d'Elbe, dont la petite souveraineté lui était accordée par ses vainqueurs, à lui, le conquérant du monde. Cependant Louis XYin, au milieu des acclamations et des larmes de joie de tout un peuple, revenait prendre possession de ce trône de Franco sur lequel son prédécesseur, Louis XYII, n'avait pu s'asseoir; M""* Royale, devenue duchesse d'Ângoulême^ était à ses côtés, comme le souvenir des anciens orages et le gage du pardon. La France était en ruines, mais le retour de son roi la réhabilitât aux yeux des souverains alliés. La paix fut conclue (30 mai 1814).' La France gardait l'étendue qu'elle avait en 1792, et même elle s'accrut, tant au nord qu'à l'est, de quelques portions de territoire. Les Bourbons ne voulaient rentrer qu'en souverains respectés, et l'Europe en armes comprit cette noble et généreuse susceptibilité. Louis XYIII, avant de rentrer dans sa capitale^ avait voulu signer, à Saint-Ouen, la charte constitutionnelle, concession spontanée d'un cœur magnanime, qui prouva que le passé était oublié, mais qui ne fut pas une garantie assez forte pour l'avenir. Lasse d'un despotisme de quinze ans, la France accueillit avec enthousiasme un système qui lui donnait une x^présentation nationale, la liberté de la presse, la pondération des pouvoirs par les deux chambres des pairs et des députés.' Trois articles de cette charte concernaient la religion, il y était dit : « Chacun professe sa religion avec une égale liberté et » obtient pour son culte une égale protection. Cependant la reii* D gion catholique, apostolique et romaine est la reUgion de l'Etat n Les ministres de la reUgion catholique, apostolique et romaine, . D et des autres cultes chrétiens, reçoivent seuls des traitements du » trésor royal. »
24. Pie yn était arrivé le 12 mai à Ancône. L'enthousiasme «xcité au milieu des populations, parle retour dece vénérable Pontife, tint du délire. La voiture du Pape fut traînée par les habitants au milieu des cris d'allégresse, au bruit des détonations de l'artillerie et au son des cloches de toutes les églises. Le Icnde- i main, le saint vieillard, les yeux baignés de larmes couronna, ! dans la cathédrale, l'image de la sainte Vierge, sous le titre de Regina sanctorum omnium; une garde d'honneur l'escorta jus-
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qa'à Lorette. Dans son voyage, il ordonna d'accueillir, avec le respect et la bienveillance dus au malheur, M"* Laetitia, mère de Napoléon , et le cardinal Fesch, qtd venaient demander à Rome l'hospitalité qu'elle ne refuse jamais à aucune infortune. L& 24 mai, Pie Vil fit son entrée solennelle dans la capitale da monde chrétien, ayant à ses c6tés le cardinal Pacca, ce fidèle compagnon de l'exÛ, qui versait des larmes d'attendrissement sur le bonheur inespéré d'un Pape qu'il aimait tant. Le lendemain^ quelques nobles romains, qui s'étaient compromis pendant les derniers orages, vinrent demander pardon au Pape. > Et nous^ D répondit avec une humilité sublime le vicaire de Jésus-Christ^ » cToyezrVous que nous n'ayons pas quelques fautes à nous re- » procherT Oublions de concert le passé et remercions Dieu du i> présent. » Ce qu'on a dit de saint Vincent de Paul on peut le dire de Pie VU : <c Lorsqu'il conversait, il ôtait à ses auditeurs » leur âme pour leur donn^ la sienne. » A peine rétabli sur son tr6ne, le Pape songea à réparer en faveur des Jésuites l'injustice des temps. Il était convaincu que les princes chrétiens, par une cruelle expérience de vingt-cinq ans, avaient enfin compris la véritable nature de la révolution et la tendance cachée des cris simultanés qui avaient été poussés en Europe contre la société de Jésus. Le 7 août 1814, la bulle SoUicUudo rétablit officiellement la compagnie de Jésus dans tout le monde chrétien, et ce décret fut accueilli avec bonheur par tous les amis de l'Eglise et de la religion.
25. Le 26 février 1815^ un homme débarquait à Cannes avee quelques fugitifs ; vingt jours après, Napoléon était aux Tuileries ; il avait traversé les bataillons envoyés contre lui. Le maréchal Ney, dont l'histoire redira la double trahison, en regrettant qu'un si faible caractère ait jamais pu s'allier à la bravoure héroïque des champs de bataille, le maréchal Ney promit d'arrêter et de ramener, dans une cage de fer, celui dont la présence était à elle seule une révolution ; le premier, il donna l'exemple de la défection ; et Napoléon se trouva encore une fois à la tête d'un empire improvisé. Sa royauté dura cent jours et bouleversa l'Europe. IHe VII retrouva toute sa fermeté au milieu de cette tempête, « Monsieur l'ambassadeur, ditril au ministre de Louis XVm , ne
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41 cfaignttB xifin, ^ci e&t vm voyage 4fai -duieia teob maïs, ji 'W'dliiigton et Waterloo ee/chirgèraitde réaliser la prophétie de .iBie ¥11. Napoléon, yamcu peur k pv^aiièDe feifi-ea bataille i«ii« r^ée, ^ae iBonira grand dans fion Malheur. CkM&aie Thémistocle, il ïalk ^hmsiÊAÀ0T rhoepîtalilé à ia na&m «qa'il combattait depoû dongtempa. L'Am^tenve n'-eiit paa la aoblesee de ecafi^ffendm ,oette grandeur d'âme; elle j r^ondit par uae làcbeté. Mais die lat, «ans h savoir, l'iBstruaMift delaPvovideaee, ^ puoât, dans .ie<eapttf de Sainte-fiéUfie, le penséenteur 4e Pie VIL
1i€. La âtnatîoa de rËgUse de France aéoeBfiitaitt de Boomaa
42ÎDlerveiitioii du Pape. Le 11 jiûn 1417, nm. nouveau conooEdat
i«Bt sigoé ipar le SamtrSiége et Louis XVm, pour rétdbliroeliii
ide Léon X et de Franoeis P% et abrc^a: les artkdes org««ii|ogi
•i«n.ee*qn'ik avaient de oouirawe à ht doobine et ans: lois de l'E^
^se. TMies les Eglises ^iseupales rti ardûépiaoopalea, érigées
iûBL Tannée 1861, devaient être ooBservées avec leurs lîtulaîass
aeiuels; q«aira»le-Mpt aauwaux eîéges;devaient étie érigés. Lbs
idiapositions prHi(»paIesdet)etaM»xxràat ne pureai ètie fTftmtfmc,
•parce que ks chambiFeB refuBèrent de les ratifier. La 4ribttne oom-
imengait dès lors À se poser -en rivale du tiidae. G-ékaU le temps où
i^ Fraysainnifi, si cflobre par ses Con faïences de Notre-Dame,
"émvaît son envange des Vmisprmcipesiie l'Eglise ffoUiemèe, où
ilesdoctsnes hosliieB au Saint-Siège .se poodoisaient otoc la même
assurance que si, depuis 1682, on n'avait rien appris ni rienaïa-
•Mé. Mgr d'Aviou, l'ilkatie «t saint arohevâque de Bordeaux,
:éQEtiiait akm à TautBor ees belles parales : « Qm, Monaîeur
>s»r«Uié, ilT>nt Tifimr ffrrJÉtfnf firanriafffl que jf- fmm ; jf^ aenhaiifirai i
tm Tteomaonp yt'une répiitaiioii taïusâ bi«i «éi«tée<itte la Vifttaeae
M» ooBtribtiàt pas à étayer le dépiorabte03isfiteie.gidJiûan. v Pie \li
nosa de toute sa madérolion et de son m^uisi^e bonté poiu-
lapaiaor Ses esprits et ëteisi^
hU amit oonxîhi tm eoneoidat avec le ae(Â Maaiaàiietk deJSttnàre pour régler les d&ires eodésiastiqcnBde ce rejmmie. Bn iêti, «I traité semUaUe fiât conclu «ntie le Pape^et kToidea .Oetf- .fiîciles. En t«19, un bref, admaiéA taos ha ë^ièifBM AeiVnmf, terminait les dlifBeidtés avlevàss far is «nMimJat es lAi7. ia vigilance infatigable de l'iUustre Pontife semblait redoubler avec
tHAi'mtE TH. 513
Iftd ftttnées. Le 13 septembre 1821 , tme biiHe, empreinte d'une énergie vraiment apoâtolique, flétrissait les Carbonari qui menaçaient la tranquillité de Fltalie. Le 5 mai de cette année, Napoléon mourait à Sainte-Hélène, et Pie VU, qui avait oublié les outrages pour ne se ressouvenir que des bienfaits, pria pour son persécuteur. L'Europe était fière de son Pontife, dont le règne avait atteint la plus longue durée depuis saint Pierre. Mais sa santé/ épuisée, succomba à tant de travaux. Le 20 septembre 182?, ÎHe "Vn s'endormit paisiblement dans le Seigneur pour aller recevoir, dans une meilleure vie, la récompense de ses combats et de ses vertus. Quelques moments avant sa mort, un ecclésiastique lui ayant adressé la parole en l'appelant Votre Sainteté, Wtèçondîl en soupirant : « Quoi 1 Sninteté ! je ne suis qu'un pauvre pécheur. » Ainsi mourait un des plus grands Papes des temps modernes.
S t. PonOBeat de I^éon JOi (28 septembre 1825-révrier 1829).
27. Le cardinal délia Genga fat élu sur la chaii*e de saint iPierre pour succéder à Pie VII , et prit le nom de Léon XII. Les infirmités et les travafix de ses diverses nonciatures, enÂllC'* magne et en France, l'avaient usé avant l'âge (il n'avait qoa soixante-trois ans). Quand il eut appris son élection, il dit aux cardinaux : a Pourquoi faire un pape d'un squelette? » La hante piété, la pureté des mœurs et les aimables qualités du nouveau }\>ntife firent bientôt l'admiration du monde. Léon XII ne se dissimulait pas les difficultés qu'il allait rencontrer dans le gouvernement de l'Eglise. "Sa première allocution aux cardinaux révéla sur ce point teute Isa pensée. <c Vous n'ignorez pas , véné- » râbles frères, leur dit-il, quelles cruelles blessures a reçues, » dans les derniers temps, l'Eglise de Jésns-Ghrist; quels en- » nemis combattent contre la foi orthodoxe; combien est grande » la dépravation des mœurs qui règne partout; quelles sont teB » entraves, les difficultés, les obstacles qui arrêtent, de tens i> câltés, les affaires de TEglise. Pour nous, nos soins, nostravaiït f> seront, et le jour et la nuit, consacrés à détourner ce déluge de » maux. »