‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos joursChapitre 50 sur 324 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

délégation s'étendait à tout le reste de la France, convoqua de son cûté un concile à Tours (1060), où l'on prit des mesures rigoureuses contre la simonie, l'incontinence des clercs, les mariages incestueux, la pluralité des bénéfices et les moines apostats. — Les deux légats avaient assisté, l'année précédente, à Reims (1050), au couronnement de Philippe Ier, enfant Agé de six ans, que Henri I", son père, avant de descendre au tombeau, avait voulu faire sacrer sous ses yeux , pour rendre l'autorité de ce jeune prince plus sacrée aux yeux de ses futurs sujets. Cette précaution était sage, car Ilenri Ier mourut un an après (1000). Gervais, archevêque de Reims, grand-chancelier du royaume, écrivait en cette occasion à Nicolas II : « L'indocilité des Fran- » çaisme fait craindre les troubles inséparables d'une minorité. » Pour prévenir les calamités qui nous menacent, daignez, très- * saint Père , nous accorder le concours de vos sages conseils. » Vous vous devez à ce royaume, comme tout grand cœur se doit » à sa patrie. Vous illustrez la France par votre sainteté et votre » dignité apostolique. C'est en effet du milieu de nous qu»- Rome > vous a choisi pour vous faire son chef et le chef du monde. »

27. Le Pape avait formé le dessein de se rendre en personne en France, pour y travailler plus efficacement à la paix publique et aux intérêts spirituels du royaume. Mais les circonstances ne lui permirent point d'accomplir ce voyage au sein d'une patrie qui était tière de le compter parmi ses enfants. Ses relations avec toutes les contrées de l'univers catholique absorbaient tous ses instants. Il envoyait en Angleterre des légats chargés de rétablir Y ordre dans l'Eglise de Worcester, occupée par un évêque simoniaque; et ce siège était donné h saint Wulstan, qui y fit bientôt nfleurir la discipline ecclésiastique dans tonte sa pureté (1062) Ses lettres allaient encourager Ferdinand-le-Grand, roi d'Es pagne, et le célèbre guerrier Rodrigue, si connu sous l'héroïque surnom du Cidy dans leurs luttes glorieuses contre les Mahométans. Il portait une paternelle sollicitude aux Eglises qui se fondaient chez les Slaves, au nord de l'Europe, sous l'influence du légat du Saint-Siège, Adalbert, archevêque de Hambourg. Les évèchés de nouvelle création de Mecklembourg, d'Altembourg, de Ratzcbourg, étaient conférés à des prélats pieux et zélés. Ainsi,

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