‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IX (volume 2)Chapitre 275 sur 294 · IT · texte numérisé non relu

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Si5 Léon XV (1823-1829),

» et l'Etat ; moi qui ne puis séparer le respect que je dois à ma * religion du respect qu'elle me commande pour ses ministres, » j'irais prévenir la décision du chef de î 'Eglise, braver l'opinion » unanime de mes pasteurs, déshonorer ma religion, en plaçant » les prêtres entre la conscience et l'intérêt, le parjure et l'avilis- » sèment; je leur dirais : Jure ou renonce à tes fonctions, à ta » subsistance, comme en d'autres temps on disait à des hommes : » Crois ou meurs ! Non, non, Messieurs, non, x'humanité autant » que la religion se révolte à cette pensée. » Après cette démis- «on éclatante, M. de Bonald partait pour l'exil. On avait pu re-* connaître à cette mâle éloquence le futur auteur de tant d'ouvrages religieux où la plus haute philosophie se fait humblement F auxiliaire de la foi. La Théorie du pouvoir politique et religieux dans la société civile, démontrée par le raisonnement et par l'histoire, plaça, dès son début, M. de Bonald à côté des penseurs et des écrivains les plus distingués. La première édition de ce livre qui marquait une époque fut saisie par la police du Directoire et mise au pilon. L'auteur répondit à cet outrage par un nouveau chefd'œuvre. En 1802, parut la Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison. Ce livre est resté l'œuvre capitale du philosophe chrétien. Il le fit suivre, en 1818, des Recherches philosophiques sur les premiers objets des connaissances morales,

31. Les tendances de ces deux illustres écrivains contrastaient étrangement avec le mouvement de résurrection gallicane qui se manifestait au sein du clergé. M. de Frayssinous, non content de la publicité donnée dans ses écrits aux idées hostiles au Saint- Siège, s'élevait à la tribune parlementaire contre la propagation des doctrines uitramontaines. M. de La Luzerne, cardinal-évêque HeLangres, Jans ses écrits répandus à profusion soutenait ces vieilles idées de gallicanisme qui résistaient à tant de révolutions, ravivaient à tant de ruines et demeuraient imprégnées dans le afiBur du clergé français comme l'huile qui a imbibé le vase. Ce iut alors qu'un prêtre, inconnu jusque-là, entra à son tour dans la Bee et jeta son nom, destiné plus tard à une célébrité si difféirente, à tous les applaudissements du monde catholique. Le premier volume de Y. Essai sur l'indifférence en matière de religion

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