‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 101 sur 336 · Ep., VII, i4, dans Jaffé, Monumenta Gregorîana · texte numérisé non relu

Ep., VII, i4, dans Jaffé, Monumenta Gregorîana

4. Benzo l'appelle homuncio ventre lato, crare curto {M. G., SS., t. XI, p. 659).

5. Dans un passage de G . illaume de Malmesbury, on voit Hugues de Gluny qualifier Hildebrand d'homuncio ex'dis naturse (A/. G.,.SS., t. X, p. 474).

l'affranchissement de l'église 169

parcle de son lit de mort • « J'ai aimé la justice et j'ai ha'i 1 iniquité, )) fut la devise d-e toute sa vie. Et ce triomphe de la justice, il ne le conçut que par l'indépendance de l'Eglise Libérer l'Eglise de ses ennemis intérieurs parla guerre à l'inconduite et à la simoniç ; la libérer de ses ennemis extérieurs par la lutte contre les investi- i^ irîpje cLjet tures laïques . c'est toute l'œuvre de son pontificat * Mais cette ^^ .

œuvre de libération ne pouvait être alors accomplie que par ,e lutier

l'exaltation du Saint-Siège au-dessus de tous les autres Etsls „. contre

. . , . , , , . -, 1 incontinence

<( Pour arracher les ministres de l'Eglise à la suprématie temporeliC et la simonie

a écrit le protestant Yoigt, ri fallait élever l'Eglise au-dessus de dei clercs,

lEtat 2. » c( Au Moyen âge, dit un autre historien étranger à la foi contre

catholiaue. l'indépendance de l'Etat n'était pas possible ; elle aurait I" ;n^e»»itures

>i- 11 ^^ • > laïques;

entraîné la dépendance de 1 Eglise, et la force brutale aurait domine 30 travailler

la puissance de 1 âme ^. » Edoar Quinet est donc dans le vrai ^ l'exaltation . ry f ' 71 r ' , . . 1 oô la puissance

quand il montre Grégoire YII les yeux fixés sur un idéal spirituel et du

n'exerçant son autorité morale sur les royaumes politiques que dans Saint-Siège.

la mesure oij ceux-ci s'écartent de cet idéal spirituel *.

Que tel ait été l'idéal de saint Grégoire VII^ que telle ait été son

œuvre, c'est ce que l'étude des événements de son règne va nous

montrer.

« Celui qui, sous six papes successifs, avait été l'âme de la réforme . . ...

du clergé n'était encore que diacre. Le 22 mai 1078, il reçut l'ordre du

de la prêtrise ^ ; le 3o juin suivant, il fut sacré évêque de Rome, et °°^^®»" P^P® .,..'' ^ (ôojum 107D).

intronisé à Saint-Pierre ^.

La première des plaies de l'Eglise, la plus urgente à guérir, parce „ .. , .

qu'elle était un perpétuel scandale pour les âmes, était l'inconti- de l'Eglise :

nence des clercs. Malgré les sanctions énergiques portées par le «nconjinence

I. «r La grande idée de Grégoire, a dit Voigt (et il n'en avait qu'une seule), est devant nos jeux : c'est l'indépendance de l'Eglise. C'est là le point où venarent se grouper toutes ses pensées, tous ses écrits, toutes ses actions. » (Voigt, Hist. du pape Grégoire VU et de son siècle d'après des documents originaux, Irad. Jager, un vol. in-ia, 3« édition, Paris, iS^a, p. 6o5 )

a. Jbid.^ p. 606.

3. F. Laurbkt, professeur à l'université de Gand, Etudes sur Vhisl. de l humanité , Paris, 1860, t. VI, p. J99.

/i. E. QuiHET, CEavres complètes, Paris, 1867, t 111, p. lOî, •

Page 1