I. E. Lesne, op. cit., col
a. HuMBBRT, Conlra simoniacos, 1. III, 3, dans Jaffé, Mon. Gregor , t. I, p. 200, et dans P. L.. t.GXOn,col. ii/Ja Sainl Yves de Chartres devait, plus tard, compléter cette notion, en préciiant que la suprématie de l'élémenl spjritucl sur l'élément temporel n'était pas l'absorption de celui-ci par celui-là.
3. Hugues de Flavignt, Chronicon, dans M. G.. SS., ^ VIIl. p. 4i3, et P. L., t. CLI\, col, 377, Tel est bien le sens, sinon la lettre même du décret, car il semble qu'Hugues de Flavigny ne nous ait pas conservé le texte «uthenlique.
contre
les investitures
laïques
en France,
Conseils
prudents de
Grégoire VIT
à Hugues
de Die.
Concile
d'Autun
(septembre
Concile de Poitiers
La lutte
contre le« investitures
laïques en Angleterre .
îrées Tapplication des décrets du coQcile romaia de 107^ contre la simoaie, ne se pressèrent pas de publier les décrets du concile romain de 1076 contre les investitures laïques. Ils tinrent compte du conseil que leur avait donné, dans une lettre du 5 janvier 1076, le pape Grégoire : « Il vaut mieux vous exposer à des reproches pour votre bonté, que de vous rendre odieux par une trop grande sévérité. Vos fils sont encore rudes et ignorants ; il faut les améliorer peu à peu ^. » Ni au concile qui se tint à Clermont en 1076, ni à celui qui s'ouvrit à Dijon en 1077, ^^ ^® ^^^ ^^^ ^^ ^^^^ ^®^ investitures. Le décret pontifical ne fut promulgué par Hugues de Die qu'au synode d'Autun, en septembre 1077. 11 y rencontra une opposition très vive ; mais le légat passa outre, et, en vertu de ses plcinâ pouvoirs, suspendit ab ojjiclo le puissant archevêque de Reims, Manassès. P*", convaincu de simonie et d'intrusion. Un nouveau concile, tenu à Poitiers en 1078, malgré l'opposition du roi Philippe P', mais avec l'appui du duc d'Aquitaine, rappela que <( Tévêque ne doit recevoir l'investiture que de son métropolitain, le clerc que de son évêque ^ ». Plusieurs prélats, institués par la seule autorité du roi, furent déposés. Manassès protesta, essaya de mettre en mouvement la cour romaine et la cour de France, tenta même de se défendre par les armes ; mais, mal soutenu par Philippe P% qui ne voulut pas solidariser sa propre cause avec celle d'un personnage si suspect, il succomba. « Victoire importante pour Rome et pour les légats. Ils avaient eu raison du primat des Gaules, de celui qui sacrait les rois : quel évêque pourrait désormais leur résister^ ? » En Angleterre, Guillaume le Conquérant gardait, à l'égard du Saint-Siège, l'attitude qu'il avait déjà prise comme duc de Normandie. Respectueux dans ses relations diplomatiques avec la cour romaine, favorable à la réforme des mœurs dans le clergé, mais jaloux à l'excès de tout ce qui lui semblait un empiétement sur ses prérogatives royales, il se réserva le contrôle de toute décision rendue par un concile, la confirmation de toute censure prononcée contre un clerc relevant de la couronne, et nomma lui-même les évêques, après avoir pris l'avis du haut clergé. La situation resta
1. Saint Grégoire VII, Registrum, II, i4, dans Jaffé, Monum. Greg., p. i56, et dans P. L,, t. GXLVIII, col. Sgi* Cette lettre était adressée à Hugues, évêque de Die, et ne visait directement que le gouvernement de son diocèse ; mais elle était une direction pour toute sa conduite.