‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 118 sur 336 · I. Mon. G''eg., p io6 et s · texte numérisé non relu

I. Mon. G''eg., p io6 et s

a. Hl'glbs de Fla.vig:<t, Ch-onlcon, 1. lî, M. G., SS., t. V, p. 36i.

3. L\MBBRT. A'\na!«s. ad ann. io;6, dans M. G., SS., V, 2^3 et s. ; P. L., CN.LVI. laiS-iatg.

4. G-'égolre VU Regsi'an^ {.\\ i, dans Jaffé, Mon. Greg., p. a38, et P. L., t. G\LV(II, col. 451-453.

L'opinion p.ibli.j'i«s

se rdtigi à [i caus«

du pape.

Les Saxon*

prennent

occasion

du conQit

pour

se soulever

contre le roi.

Conciliabule

de Mayence

(29 juin

Litervenlion pacifiL-atrice

Grégoire VII.

Assemblée

de Trilxir

( iG octobre

Hist. géo. d« lEgii*». — IV

ig^ HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÊGLISE

d'Aquilée et Altmann de Passau, s'y rendirent, et y défendirent, au nom du pape, contre l'emportement des seigneurs, qui voulaient déposer immédiatement Henri IV, la cause de la modération. Il fut décidé, sur leurs instances, que la cause du roi serait jugée, après un débat contradictoire, dans une grande diète nationale, tenue à Augsbourg, sous la présidence du pape, et qu'on ne procéderait à l'élection d'un nouveau roi que si Henri se refusait à tout accommodement.

C'était une spendide victoire pour la cause de la justice et de la papauté. Ainsi Grégoire, appelé par toute l'aristocratie du Saint- Empire, Souabes et Saxons, Bavarois et Lorrains, un moment réunis dans une pensée unanime, allait, au cœur même de la Germanie, au milieu de la sympathie générale du peuple, se prononcer en arbitre sur la cause de celui qui, quelques mois auparavant, avait soulevé 1 Allemagne contre sa suprême autorité.

Avant de se séparer, l'assemblée de Tribur décida que si, dans un an. Henri était encore par sa faute sous le poids de l'excommunication, il serait, selon Tancien droit, déchu de toutes ses préten- Elleimpose tions à la royauté. S'il préférait se soumettre, il devrait révoquer le

des conditions • r • r -

au roi pseudo-conciie de Worms, donner au pape satisfaction par écrit, et,

et décide jusqu à cô qu une décision définitive fût portée, vivre à Spire comme de juger , . . ..,.., , , ,

*a caasd nomme privé, sans suite militaire, n entrer dans aucune égl.se,

A. Augsbourg, 3 abstenir de tout acte de gouvernement. S'il manquait à un seul de

sous la . . /Y» 1 • 1 1 I* •

présidence ^®* poiQts, les pnnces seraient affraachis de toute obligation envers du pape. iai.

Henri IV vit sa cause perdue. En poussant trop loin la violence,

ii avait retourné contre lui toutes les forces de l'Empire. Décidément,

le plus exorable de ses adversaires était le pape. Dès ce moment sa

résolution fut de tout faire pour remettre sa cause aux mains de

Grégoire VH.

Grégoire VII ^Jq» prômière démarche qu'il fit pour obtenir que sa cause fût

**ver$^^ J^gâô à Rome, et non à Augsbourg, fut repoussée par le pape, qui

A.agshou-g déclara s'en tenir aux décisions votées à Tribur le roi serait juge à

^ lo'^l^ ^* diète d Augsbourg, et non ailleurs *. Ayant écrit cette lettre le

papî se mit en route pour l Allemagne Le 28 décembre 1076, il se

trouvait à Florence Muai des sauf-conduits qui lui étaient nécessaires

par ia comtesse Mathude, il traversa les Apcnninsaux premiers jours

i BdCHD. D: '>e::oj2x., M. G , SS , V dOi ; Missj, XX, 379 et ».

l'affranchissement de l'église

de l'année 1077. Le8 janvier, il arrivait à Mantoue. Il attendait dans

cette ville l'escorte dont il avait besoin pour se remettre en marche,

quand une nouvelle aussi grave qu'inattendue lui parvint. Le roi

Henri IV, bravant la défense qui lui avait été faite de quitter Spire,

s'était mis en marche, de son côté, pour se rendre à Rome. Il venait

de traverser le Mont-Cenis, et se trouvait en Lombardie. Que faire? De son côté,

. , • 11 le roi se mot

Rebrousser chemin et se diriger vers Rome, c était nnanquer a la pro- ^n marche

messe faite aux princes de se rendre à la diète ; continuer sa marche vers Rome.

vers Augsbourg, c'était abandonner Rome au roi de Germanie, qui

était capable de révolutionner la ville, en s'unissant aux factions,

peut être même en s'al liant à ces terribles et mystérieux Normands,

dont l'attitude équivoque avait toujours inquiété Grégoire VII. La

comtesse Mathilde ^ témoin des perplexités du pape, lui proposa de

se retirer dans son château-fort de Ganossa et d'y attendre la suite

des événements. Le pape accepta. Ni l'un ni l'autre ne songeaient

qu'ils allaient ainsi fournir à l'astucieux monarque l'occasion de

réaliser un plan plus perfide que tous ceux qu'il avait imaginés

jusque-là.

Perplexités

du souverain

pontife.

La forteresse de Canossa, bâtie sur un rocher inexpugnable, à — 3'

Il M réfugia au quatre lieues de Reggio, dans le marquisat de Toscane, avait déjà chaLteau-fort

une histoire. La veuve du dernier roi lombard, la future impératriœ "• ^^'^O'^*d'Allemagne, sainte Adélaïde, s'y était réfugiée jadis, sous la protection d'un aïeul de la comtesse Mathilde, pour échapper k la persécution du dernier roi d'Italie, Bérenger II. Entourée d'une triple enceinte fortifiée, du sein de laquelle s'élevait un faisceau de tours, la forteresse de Canossa semblait prédestinée à devenir le théâtre d'une des scènes les plus dramatiques dont l'histoire fasse mention.

A peine installé dans le château, le pape y vît arriver un groupe d'évêques et de laïques allemands, naguère excommuniés pour leurs relations intimes avec Henri IV. Ils venaient lui demander d'être relevés de leurs censures. Le pape, après quelques jours de pénitence, leur accorda l'absolution sollicitée. Mais il apprit en même temps que ce groupe était précurseur du roi lui-même.

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