îd.. Annales, ad ann. 1077, P. L., t. GX.LVI, col. i
HISrO(RE GENERALE DE L ÉGLISE
Réveil du
mouveiRenl
dô U Pataria.
Assembla 3
de Forchheim
(mars 1077).
Déposition d'Henri IV,
élection du clic Rodolphe
(le Souabe
comme roi Germanie.
lui faisait ses offres de services ^ et Guibert daus l'ombre, enatteitdant l'heure de se faire élever au premier rang, lui soufflait la rancune et la haine. « Dans les nombreux entretiens que le roi avait avec ses amis écrit Lambert de Hersfeld, le roi s emportait en récriminations contre le pontife romain, le rendait responsable de la tempête violente qui troublait l'Etat, et demandait qu'on se groupât sans exceptioD autour de lui afin qu il pût tirer vengeance de tant d'injures -. »
De leur côté, les amis dévoués du pîpe en Italie les adversaires politiques d Henri [\ eu Aliemagne montraient un redoublement d activité Les patares de Miîac ec^oyaiea^ une députation à Rome, et: encouragés par A^nselma di Lacques. Girard d Osta, Pierre Damien, faisaient triompher l orthodoxie dans leur province 2. Quant aux seigneurs allemands qui se groupaient autour de Rodolphe de Souabe, leur parti était pris Dans une assemblée tenue à Forchheim le i3 mars 1077, ils décidèrent qu'il y avait urgence à procéder à l'élection d'un nouveau roi.
L'entreprise était hardie. Les électeurs, tant laïques qu'ecclésiastiques avaient éprouvé le besoin de s'abriter sous l'autorité suprême du pape, et l'avaient convoqué à leur assemblée. Le pontife, défenseur-né de r Eglise et du droit dans la société chrétienne, vit l'intérêt qu'il y avait à ne pas laisser s'accomplir un acte aussi grave en dehors de son contrôle, et députa deux légats à Forchheim. Il écrivit en même temps à Henri IV, pour lui demander d'aller présenter sa défense devant la diète. Celui-ci, jugeant peut être sa cause déjà perdue, refusa de s'y rendre *.
Le choix de l'assemblée se porta sur le duc Rodolphe de Souabe, qui fut élu roi de Germanie. L événement montra combien la présence des légats avait été utile Ils exigèrent que le nouveau roi souscrivît aux deux conditions suivantes, d'une importance capitale : I** Il ne distribuerait pas^les évêchés à prix d'argent ni suivant soa caprice ; chaque Eglise pourrait élire canoniquement son évêque parmi ses propres membres. — 2^ La dignité royale ne se transmet-
I. D'après Bouizo {ad Amicim^ l. Vtll) le roi eut avec le bandit plusieurs entretiens secrets. Mais la mort subite de ce dernier, en 1077 ^*^ S" *" complot.
î L&MBERT, Annales ad »hn. 1077, dans M. G., SS., t. V, p. a6i et «., et dans P. L . t GKLVl, col lai't-niS.
3. A.«!vuLFE, Ges(aarc'. 'ned.jl ,1 V, W. G . SS., t. VTll, p. 3i.
4. Watterich, l, 5i7 et « , BexaiED, VUn G'-ej^rii Vil, ch. vu; P. L., t. CX.LVllI.col. 87-90.
l'affranchissement de L EGLISE
Irait plus par héritage, comme l'usage teodait à s'établir, maïs, sui
vaut l'aucien droit, par l'éleclioa ^ Par celle double réserve le sens
et la portée de l électioa de Forschheim étalent biea définis : c-
n'était pas seulemeot un retour offeQslC di l'irlstocratie coatre
la monarchie héréditaire, c'était une garinûs nouveLe du respect de oirtta éFection
l'Eglise et de ses lois.
Double réserve mise oar les léi^ata
du pane
Malheureusement les circonstances ne permirent pas à cet acte ds porter ses fruits Celte brusque élection lésait trop d'intérêts I esprit de rancune apparaissait trop en plusieurs de ceux qui en avaient été les auteurs et la grave m.ission dont on chargeait Rodolphe de Souabe était trop lourde pour ses épaules.
D autre part, Henri IV, après un moment de stupeur, se ressaisissait et menait la guerre contre son adversaire avec une vigueur psii commune. Il y déployait une activité, une vaillance, une babJeté à exploiter les fautes de l'ennemi, bref une tactique d'homme politique et d'homme de guerre, qui montrent ce que ce prince eût pu devenir si une mauvaise éducation et un mauvais entourage ne i'dviîcat pas moralement dépravé Abandonné par une grande partis d^ la nob esse, il trouva un appui dans les grandes villes, qui lui fournirent uoe armée La coalition qui avait porté Rodolphe au pouvoir manquait de cohésion solide. Plusieurs seigneurs n'avaient pas d autres liens entre eux que la rancune qui les animait contre le roi Henri. Des défections se produisirent. Les deux compétiteurs en vinrent aux mains avec d'égales forces. Après une bataille douîeuse ^ Melrichstàdt en 1078, Rodolphe fut vainqueur à Miihlausen en janvier 1080, mais, au mois d'octobre, sur les bords de l EUter, il fut grièvement blesser et mourut peu de temps après.
Grégoire Vit évita, malgré les instances qui furent faites auprès de lu de pari et d autres, de se prononcer en faveur de 1 un ou de l autre concurrent Dans un concile tenu à Rome, du 2 5 février au 3 mars 1078. il déclara que la meilleure solution lui paraissait être de réunir en Allemagne, sous sa présidence ou celle de ses légats et hors de La présence des deux rois, une assemblée des prélats et des
Guerre
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Henri IV
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de Souabe.
Ezhec final do Rodo.phe.
Altitude de Grégoire VII
dans oâtt« guerre.