MiNSi, X.X, 6o3 , suppî.. [I, 27; Delarc, Hl, ^o3-4i
a. Jvppé n. 5o84.
3. GnâGoiRB Vil, Reglstnm.XU i^ . Mon. G^eq ^ p 353 , Delarc, HI, 461-A63.
4 Grégoire Vtl, Regisif'um, VII, i4, M3n. G''eg., p. 4oi. Voir la traduction intégrais de la belle allocution de saint Grégoire, prononcée à cette occasion, dans DcLàRG, ni 488-491. On s'est parfois autorisé d'une phrase isolée de cette allocution, pouf soutenir que Grégoire VII s'arrogeait le droit de disposer des couronnes [Hlst Gén. de Lavisse el Ra.mba.ud, t II, p. lOi-iOQ). Le sens du document, pris dans son ensemble, nous parait tout autre. Nous pensons avec Gosselik [Ponvolr dipape au Moyen Age, noaveiU édition, Pans, 1843, p. 44i), que«la sentence du pape ne fut réellement qu une coofirmat.on dj jugement déjà prononcé par les seigneurs allemands dans la diète de Firchheiin ». Voir 1» dUsassion de cette opinion dans Gosselin, op. c;î., p 44i e*- «
L AFFRANCHISSEMENT DE L EGLISE
sept signatures d'évêqiics alleniaricls ou lombards, celle du cardinal Hugues Candide, le traître, qui était sans doute le rédacteur du docrument. Les vingt-sept évêques tombèrent aussitôt d'accord pour élever, sur-le-champ, au souverain pontificat, rarchevêque de Ravenne, Guibert, qui fut séance tenante revêtu des insignes de la papauté et reçut les hommages dus au chef de la chrétienté *. Le roi plia le genou devant le nouvel élu. et annonça qu'il irait, au printemps prochain, avec une armée, recevoir du pontife la couronne impériale à Rome même.
Les qualités militaires dont Henri IV avait fait preuve dans sa lutte contre Rodolphe rendaient redoutable l'invasion de ses troupes en Italie; Grégoire jugea que le moment était venu de faire alliance avec les Normands, fut-ce en sacrifiant quelques possessions de lEtat pontifical. Par l'entremise de Didier, abbé du Mont-Cassin, il conclut avec le duc Robert Guiscard un traité qui assurait aux Normands « les terres à eux accordées par les précédents papes et « tolérait » la possession par eux de Salerne, d'Amalfi et d'une partie de la marche de Fermo, quoique ces terres eussent été injustement acquises *. » En retour, le duc renouvelait le serment, déjà prêté à Nicolas II, de défendre contre toute attaque le domaine de saint Pierre. Déjà assuré du concours de la comtesse Mathilde dans le nord de l'Italie, le pape comptait employer les Normands à réduire par la force l'antipape Guibert, qui, installé à Ravenne, y recrutait et y organisait son parti. Mais, par suite de diverses circonstances, l'expédition de Ravenne ne put avoir lieu. Quant aux troupes normandes, elles se mirent en campagne pour combattre l'empereur d'Orienl.
Vers la fin de mars 1081, on apprit à Rome qu'Henri IV venait de traverser les Alpes à la tête de ses troupes. Grâce à la trahison de plusieurs vassaux de la comtesse Mathilde, il put traverser la haute Italie et se faire couronner, à Milan, roi de Lombardie. Dans ce péril suprême, Grégoire se montra héroïque, donnant son attention aux moindres besoins de l'Eglise, n'hésitant pas à frapper les grands, chaque fois que la justice le demanda, résistant à tous ceux qui le conjuraient de se réconcilier avec .Henri. Il écrivit au contraire.
Election de l'anlipaj c
Guibert, sous le nom
de Clément III.
Le pape fait appel
au\ Normand».
Traité de Geprano
entre
Grégoire VI]
et Robert
Guiscard
(3 juillet
Invasion
de l'Italie
par Henri IV.