id., II, 74, Mon. Greg., p
6. Ibid.^ II, 63, p. i83 : II, 70. p. 192 ; IV, aS, p. 379 ; VI, 39, p. a65.
6. Ibid., II, 6, 7, 8, p. ii8 ; II, 53, p. 171 ; II, 71, p. 193.
7. Hefele pense que Grégoire faisait allusion à la Donatio Constantini ; Delarc, qu'il avait en vue des traditions positives et incontestables, mais dont les titres ne •ont pat venus jusqu'à nous (Dela.kc, Saint Grégoire VII^ t. III, p. ai -23). Cf. Registr., III, 18.
L AFFRA-TiCHISSEMENT DE L EGLISE 20D
amis, soit qu'il lance l'anathème à ses adversaires *. >; Il est plus
encore ; il est un saint. Telle de ses lettres respire la plus profonde et Piété
la plus tendre piété. Il écrit à la pieuse comtesse Ma thilde : « Parmi Grégoire Viî.
les armes qui nous servent à combattre le prince de ce monde, je
vous ai déjà signalé les deux principales : la réception fréquente du
corps du Seigneur et une confiance assurée, compK::c en sa sainte
Mère... Je vous ai depuis longtemps recommandée à la Mère du
Seigneur, et je ne cesserai pas de le faire, jusqu'à ce que nous ayons
le bonheur de la voir là-haut, cette Reine que les cieux et la terre
sont impuissants à louer dignement *. »
On comprend que la sollicitude d'une âme si apostoUque se soit Sa sollicitude portée vers les missions Depuis le début de son pontificat, Gré- le s missions goire nourrissait le projet d'agrandir le royaume du Christ, d'en étrangères, faire reculer les frontières en Afrique et en Asie.
En Afrique, le roi de Mauritanie, Anazir, l'avait invité à sacrer Ses relations évêque, pour le siège de Buzéa, le prêtre africain Servand. Il s'em- fie^iluritanie pressa de lui répondre : « Ta requête est juste et équitable. Je sais dans l'Afrique que tuas, d'ailleurs, racheté des chrétiens qui étaient en captivité ^ep en nona a. dans ton pays. Cet acte de bonté t'a été certainement suggéré par Dieu, sans qui nous ne pouvons rien faire, ni rien penser de bien... Deux nobles Romains, avec qui nous sommes particulièrement lié, désireraient vivement nouer avec toi des relations d'amitié ; ils t'envoient quelques-uns de leurs hommes ; nous les recommandons à ta magnificence... Nous prions Dieu du fond du cœur de te recevoir, après une longue vie, dans le sein de la béatitude du très saint patriarche Abraham 3. » « Jamais peut-être, dit avec raison M. de ^îas-Latrie, pontife romain n'a plus afTectueusement marqué sa sympathie à un prince musulman *. »
Mais tandis que l'horizon se rassérénait du côté de l'Afrique sep- Sa sollicitude t«ntrionale, il s'assombrissait du côté de l'Asie occidentale. En io64, i '^^",'-
les ti g 11 ses
les Turcs avaient commencé à menacer les frontières de l'empire d'Orient, byzantin. En 1068, ils s'étaient emparés de Césarée de Cappadoce ; en 1070, de Jérusalem. En 107 1, ils battaient, en bataille rangée, l'armée de l'empereur Romain Diogène. 1 Une à une, les métro-
1. A. DuFOC'RCQ, V Avenir du chrUlianisme, t. VI, p. a8. î. Grégoire VII, Registrum, I, 47.