‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 125 sur 336 · Regisirum, III. 21, dans Mon. Greg., p · texte numérisé non relu

Regisirum, III. 21, dans Mon. Greg., p

!\ Mas-LatKie, Traités de paix concernant les chrétiens et les Arabes au Moyen Age, un vol. in-fOj Paris, 1868, p. xxiii.

Persécution

exercée

par les Turcs

en Orient.

Projet le croisade.

Le plan

de cro.saie

de »aint

Grégoire VU,

pôles asiatiques, illustrées par le souvenir de l'âge apostolique ou des grands docteurs de l'Eglise, tombaient aux mains des musulmans. Les Occidentaux ne pouvaient rester indifférents à ces catastrophes. Non seulement la sécurité des pèlerinages en Terre Sainte était compromise, mais l'existence même du Saint-Sépulcre et des établissements latins de Jérusalem pouvait paraître mise en question. Il semble que, dès les premiers désastres, l'idée d'une expédition au secours de Constantinople soit née en Occident. Cette idée fut d'ailleurs provoquée par les empereurs byzantins eux mêmes. En 1078, Michel VII écrivit dans ce sens au pape Grégoire VII, en lui promettant la réunion de l'Eglise grecque au Saint-Siège *. Le pape accueillit d'abord favorablement cette iuAitation. Dans une lettre datée du 2 février 1074, il exhorte Guillaume, comte de Bourgogne, à aller défendre Constantinople menacée par les infidèles '. Le i®"^ mars, dans une encyclique adressée à tous les fidèles, il leur annonce le danger que court « l'empire chrétien», et leur demande de lui faire connaître par des ambassades les résolutions qu'ils auront prises 3 Le pape reçut immédiatement des propositions de secours, car, dans sa lettre à Guillaume VI, comte de Poitiers, il le remercie de ses offres . le bruit d'une victoire remportée sur les Turcs a fait ajourner l'expédition *. Au contraire, dans une lettre adressée, le 7 décembre, à Henri, roi des Romains, respire un nouvel enthousiasme pour la guerre sainte ; il annonce qu'Italiens et Ultramonlains ont répondu à ses demandes, et qu il est prêt à marcheren personne à la tête d'une armée de 5o 000 hommes, pour délivrer l'Orient et le Sainl-Sép'-ilcre, en faisant rentrer dans l'unité chrétienne les Eglises dissidentes^ » On a vu avec raison dans la correspondance de Grégoire VII « !e premier plan de guerre sainte qui ait été conçu en Occident. \iim.lieu de U diversité et de la division qui caractérisent le monde féodal du xi* Siècle, le pape a gardé seul la conscience de l'unité chrétienne et des intérêts communs à tous les fidèles. En face des dangers que présentent les agressions musulmanes, non seulement

I. Là lettre est connue l'âprè» <« cfponse de Grégoire V[I (9 jiillet 1073). R^jisram. t, iS, P L . t. CX.LV111, :ol. ioo.

9 P L.^ CXLVTlï. 3j5, Sar ces lettres et leur auths.itij'té, vo'r R.\iyr, Archivt» de ''O'-ient aiin t. (, p. 56i,

». P L ,CXLVÏ1I, 3jj.

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