‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 127 sur 336 · E. Qlinet, Œuvres complètes, Paris, 1867, t. III, p · texte numérisé non relu

E. Qlinet, Œuvres complètes, Paris, 1867, t. III, p

4. Sur l'opposition des jansénistes, des gallicans, du parlement de U France et de quelques gouvernements européens à l'introduction de l'office de saint Grégoire VII dans le Bréviaire, voir Dom Guérarger, Dissert, sur lojf. de S. Gré' goire Vil, extrait des IiislUaUonslUarglques /inséré dans P. L., t. CXLVIII, col. a34' a8o.

5. Pour soutenir cette thèse, on a cité des formules qui se trouvent bien dans les œuvres de saint Grégoire VII, mais qui n'y ont pas, comparées à leur contexte, le sens absolu qu'on leur attribue. Ainsi, lorsqu'il se sert de la comparaison du soleil et de U lune pour exprimer les rapports qui doivent exister entre l'Eglise et l'Etat {Reqistrum, VIII, ai. Cf. VU, a5 ; IX, ai ; III, 8), lorsqu'il affirme que les princes doivent se soumettre à « l'empire du Christ » (IV, 3), et regarder l'Eglise comme une mère, il a surtout en vue les pouvoirs spirituels de l'Eglise, et, secondairement, l'autorité sociale qui découle de ces pouvoirs ou que le droit public du Moven Age

l'affranchissement de l'église 209

pénétré du seatîment de sa responsabilité, désireux d'obéir jusqu'au

bout à sa coascicQce de chrétieu, de prêtre et de chef de l'Eglise. Son La vralo

, ^ Il 'Il t inspiratioa

naturel le portait a la confiance envers les hommes ; il le montra ^^ ^^^ œuvre, bien dans ses rapports avec Bérenger, Hugues Candide, Henri [V, Guibert et Robert Guiscard. Il ne se résigna à les combattre ou à les condamner qu'après de douloureux conflits entre sa conscience et son cœur. Ces conflits furent le martyre de sa vie ; toute sa correspondance en fait foi. L'Eglise, qui l'a placé sur ses autels, l'honore comme « un de ses plus intrépides champions » * ; tout esprit sincère doit reconnaître en lui un grand défenseur de la justice.

lui reconnaît. Quand il parle de « l'origine diabolique des monarchies » (lettres du a5 août 1071, du i5 mars 1081, etc.), il fait simplement allusion aui mauvaises monarchies ; peut-être aussi, dans un ou deux textes, à la forme monarchique en général, en ce sens que le pouvoir des rois, tel qu'il existait de son temps, avait la plupart du temps pour origine l'usurpation et la violence. (Voir, sur ce point, Analecia boUandiana, 1896, t. XIV, p. 220 et s. ; S'immen aas Maria Laacli, 1891, p. lia ; Rivisla slorica italiana, 1896, t. I, nouv. série, p. i85 et s). Plus d'une fois cependant il invoque, en faveur de son droit de déposer les rois, des arguments qui semblent indiquer sa crojfance à un pouvoir direct en cette matière. Au concile romain de 1080, il s'écrie : « Si vous pouvez lier et délier dans le ciel, vous pouvez sur terre enlever et concéder à chacun les ro)aumes, principautés, marquisats... » Reprenant une comparaison du cardinal Humbert, il déclare que, (( de même que l'âme domine le corps, de même la dignité sacerdotale est supérieure à la dignité ro\ale ». (A'oir, à ce sujet, Fliche, Etudes sur la polémique religieuse à Vépoque de Grégoire VU, un vol. in-i6, Paris, 1916). Ce qui est certain, malgré tout, c'est que saint Grégoire professe expressément que le pouvoir civil vient de Dieu, comme le pouvoir spirituel, et que la loi qui doit régler les rapports des deux pouvoirs est la concorde. [Regislrum, 1, 19, 76 ; II, 3i ; III, 7 ; Vil, 21, 23, 25; IX, 38.) Voir, sur cette question, A. Gauchie, dans la liev. d'hist. ecdés.y 190^, t. Y, p. 588-696, et Hbfble-Leclkrcq, Hist. des conciles, t. V, p. 78-86, en note. On a souvent invoqué, pour attribuer à saint Grégoire VU un B^rstème politique, la série des 27 sentences célèbres connues sous le nom de Diclatus papœ {fiegislr., 11, 55-56.) Ce recueil a donné lieu à de nombreux débats. Plusieurs auteurs, tels que Hefele (Hbfelb-Leclercq, V, i3i) en ont contesté l'anthenticité. Aucune des propositions qui y sont contenues, si on les interprclLsans parti pris, n'est digne de blâme. Cf. F. Rocquai:», Quelques mots sur les Diclatus papse, dans la Bibl. de l'Ecole des Charles^ 1872, p. 878-385. Pour les défenseurs et adversaires, voir Hergenrôthek-Kirsch, Kirchengeschichte, édit. allemande, II, 869-372, édit. italierfne, IV, ^i-li2.

I. Acerrimus Ecclesix defensor (sixième leçon de l'office de saint Grégoire VU ■»u Bréviaire romain, à la date du 25 mai).

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