‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 132 sur 336 · L. Paulot, Urbain //, p · texte numérisé non relu

L. Paulot, Urbain //, p

L AFFRINGHTSSEMENT de h EGLISE

mères en veuvage, ont grandement besoin de leur appui, comme eux-mêmes me l'ont raconté avec larmes ^. »

Dans un même esprit de sage apaisement et de zèle évangélique, le pape Urbain It encourageait son infatigable auxiliaire en Allemagne, Gebhard de Constance, à ne point se contenter de fulminer des anatbèmes, mais à travaillera propager autour de lui. parmi les fidèles, la vie chrétienne. On vit, en effet, surgir, à cette époque, autour du monastère de Hirschau, oii Gebhard avait fixé sa résidence, une nouvelle forme de vie religieuse, qu'il importe de remarquer. De nombreux laïques, de tout rang et de tout sexe, se faisaient affilier aux monastères, entretenaient avec eux des relations suivies, recevaient d'eux des directions spirituelles pour l'organisation de leur vie et de leurs bonnes œuvres. « Sans être ni clercs, ni moines, dit Bernold, ces laïques ne laissaient pas d'égaler parfois clercs et moines en mérites et en vertu» *. » C'était la première ébaucKe de l'organisation qui devait, au xiii* siècle, trouver sa forme définitive dans les tiers ordres. Mais cette nouveauté de vie trouva des censeurs malveillants. Urbain II en prit hardiment la défense « Il paraît, écrivit-il aux prélats des monastères, que certains se permettent d'attaquer Tusage, qui existe chez vous, d'admettre de simples fidèles à l'obédience monastique. Quant à nous, qui en avons constaté de nos yeux les merveilleux effets et le jugeons d'autant plus louable qu'il renouvelle lei coutumes de l'Eglise primitive, nous l'approuvons commt catholique et saint, et le confirmons de toute notre autorité apostolique ^. » Sous les auspices du zélé pontife, la pieuse institution se développa rapidement. On vit des villages entiers de la Souabe se mettre sous la dépendance des institutions monastiques, et un profond esprit de piété, d'austérité, de régularité, pénétrer les familles et la société.

Ce mouvement exaspéra le roi de Germanie. Les moines avaient toujours été les meilleurs soutiens de la papauté contre le schisme ; celte extension de leur influence pouvait porter un coup funeste à la cause d'Henri IV et de Guibert. La violence des schismatiquet ne connut plus de bornes. Un prêtre milauais, Luitprand, fut mis à mort à peu près de la même manière que l'évêque Bonizo. Les schismatiques, pour raffiner dans la cruauté, lui coupèrent le nez et

Développement de la vie religieuse en Allemagnt?

La première

ébauche

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tiers ordret religieux.

Urbain II

prend

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cette initiative

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violence*

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1. CoUectio britanniea^ Epist. Urbani II, manuscrit (Britisb Muséum), Epist. 43.

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