‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 145 sur 336 · I. Voir Hist. ^én. de l'Eglise, t. [H, p. a · texte numérisé non relu

I. Voir Hist. ^én. de l'Eglise, t. [H, p. a

a. Mariéjol, dans VHist. générale de La-vissb et Ramba.ud, t. II, p. 676-676.

de l'Eglise

de Tolède

(i5 octobre

La

« reconquête »

espagnole.

LeCid Campéador.

La

« reconquête »

chrétienne

de la Sicile.

Caractère

de cette campagne.

primatie de Tolède *. Cet acte contribua grandement à reconstituer l'unité nationale de l'Espagne.

Les émirs musulmans retardèrent, un moment, la marche de la conquête espagnole. Ils appelèrent à leur aide les Almoravides ^ du Maroc, et infligèrent aux Espagnols, à Zallaca, le i[\ octobre 1086, une sanglante défaite, suivie de plusieurs autres. Mais, cinq ans plus tard, Alphonse VI répara ces désastres en reprenant une vigoureuse offensive. Au cours de cette campagne, un officier espagnol, Rodrigue Diaz de Bivar, jeta sur sa patrie un tel éclat par ses prouesses, que la légende a fait de lui, sous le nom de Cid ^ Campéador *, le héros par excellence de l'Espagne médiévale. L'histoire critique a rapetisté la figure légendaire du Cid ; elle n'a vu en lui qu'un chef de bande, courageux, brutal et sanguinaire ^ ; mais le Cid des épopées nationales et des chansons populaires, ce type du chevalier, loyal et généreux, qui marche d'exploits en exploits, symbolise à merveille et personnifie l'enthousiasme, la bravoure et les longs efforts du peuple espagnol, dans l'œuvre qu'il a fièrement appelée sa reconquista, sa « reconquête ».

La u reconquête » chrétienne de la Sicile Tut l'œuvre des Normands. Elle demanda trente-deux ans de guerre, de 1060 à 1092, au pieux comte Roger, frère de Robert Guiscard. « Cette conquête de la Sicile musulmane par les Normands, a-t-on dit, est l'une des pages les plus émouvantes de l'histoire du Moyen Age. Elle serait vraiment digne, elle aussi, d'inspirer un grand poète. La lutte entre deux races et deux religions, de splendides batailles, où Normands et Sarrasins luttent corps à corps, au milieu de cette tourmente et de ces grands coups d'épée, une héroïne, une Normande, cette Judith, femme du comte Roger, célébrée par les vieilles chansons de geste de la Sicile, tout ce que la poésie aime à chanter, tout ce qui peut inspirer un chef-d'œuvre, est là réuni ; mais le génie n'a pas encore passé par là ^. »

Il n'entre pas dans le plan de cette histoire de l'Eglise de racon-

1. Jappé, n. 5870 ; P. L., t. CLI, col. 290-291. Cf. ibid., col. 888-389.

2. Du mot arabe mrabatim ou almrabalim, les dévoués, d'où nous avons fait le mot almoravides.

3. Gid, du titre que lui donnaient les prisonniers arabes {Seid, seigneur).

4. Campéador, parce qu'il était toujours en campagne, ou encore parce qu il avait, un jour, défié en champ clos le plus brave de l'aruiée ennemie.

5. Ma-riéjol, op. cit., p. 679 681. Cf. H. FoRNERON, U Cid de l'histoire, dans le Correspondant, i884, t. GXXXIV, p. 668 et s.

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