‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 148 sur 336 · Paulot, Urbain II, p · texte numérisé non relu

Paulot, Urbain II, p

3. FoucHBR DB Chartres, lilst. Hierosol.,]. I, ch. 1, P.L., l. CLV, col. 825.

4. Voir cette question critique traitée par L. BRÉHinR, VEglise et VOrient au hioyen Age, p. 57-68; Paulot, Urbain II, p. 282-284; Riant, Arch. de l'Orienta latin, I, p. 71-89; Chalamdon, Essaisar le règne d'Alexis Comnène, p. i55. Pour la critique détaillée du document attribué à l'empereur Comnène, voir Riaht, Alexii Comneni ad Roberlum I epistola spuria, un vol. in-8, Genève, 1879.

5. Voir L. Bréhier, op. cit., p. 58-6o ; Riant, op. ci7., ï, p. 94; Furct-Ratkaud, le Vrai et le faux Pierre l'Ermite, Paris, i883 (traduction du livre de Hagirmitbr, Peter der Eremit, Leipzig, 1879).

Hist. gén. de l'Eglise. — IV

carême de logB, un grand concile, fut surtout de poursuivre avec énergie la réforme générale de l'Eglise entreprise par Grégoire VIL L'assemblée se tint du i" au 7 mars. Au dire de Bernold, près de quatre mille clercs et plus de trente mille laïques s'y rendirent* ; si bien qu'aucune église ne se trouva assez vaste pour les contenir; les réunions se tinrent dans la plaine. On y lança Tanathème sur tous les ennemis de la sainteté de l'Eglise : sur les trafiquants des choses sacrées, sur ceux qui déshonoraient leur sacerdoce par leur inconduite, sur ceux qui avaient reçu sciemment les saints ordres de mains sacrilèges, sur ceux qui partageaient encore l'hérésie de Bérenger, déjà plusieurs fois condamnée, enfin nommément sur l'antipape lui-même, le faux Clément III, l'hérésiarque Guibert 2. Les princes chrétiens furent représentés à l'assemblée par l'impératrice d'Allemagne, Praxède, par une ambassade du roi de France et par une ambassade de l'empereur de Gonstantinople. L'impératrice Praxède s'y plaignit de nouveau des traitements ignominieux que son mari lui avait fait subir. Les ambassadeurs français excusèrent leur prince, empêché, dirent-ils, de se rendre au concile. Quant aux ambassadeurs byzantins, ils supplièrent Urbain II et tous les chrétiens, au nom de leur maître, « de leur accorder quelque secours contre les païens pour la défense de la sainte Eglise ». Tels senties termes dont se sert Bernold, auteur contemporain généralement bien informé. Tout ce que nous savons nous porte à croire que l'empereur, par ces paroles, ne faisait pas autre chose que de renouveler une demande déjà adressée au pape, qu'il avait, à plusieurs reprises supplié de favoriser l'enrôlement de mercenaires qu'il voulait recruter pour l'Orient ^. « De là à mettre en mouvement les grandes armées de chevaliers qui se dirigèrent plus tard vers Gonstantinople, il y avait loin. Mais il est probable que ces demandes répétées de secours agirent sur l'esprit d'Urbain et lui inspirèrent l'idée d'un appel général à tout l'Occident*. » Le succès obtenu par la démarche de l'empereur à l'assemblée de Plaisance, où l'on vit de nombreuses personnes se lever et prêter serment d'aller au secours de l'empereur grec, purent lever les dernières hésitations duponlife^.

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