‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 158 sur 336 · J. Baikvsl, op. cit., col. i3S · texte numérisé non relu

J. Baikvsl, op. cit., col. i3S

Le Car Deus prouver rexistence de Dieu ^ ; le Car Deus homo, « Tœuvre du

saint la plus travaillée et la plus méditée, et aussi l'un des efforts

les plus hardis de l'esprit humain s'exerçant sur les choses de la foi

Les pour en avoir l'intelligence »; - et les Méditations, vrais cris de

Méditations. t.* .., . ri-n i

1 ame, si sincères, si profonds, si éloquents, que des critiques

compétents croient pouvoir les placer sur le même rang que les Confessions de saint Augustin et que les Elévations de sainte Térèse et de Bossuet, non loin à^V Imitation de Jésus-Christ.

Influence de Saint Anselme n'a pas seulement laissé une méthode, communiqué

gyj. j^ un élan nouveau aux études théologiques ; plusieurs de ses formules

développement sont passées dans le langage dogmatique : celles, par exemple, qui

gj jg expriment le mode de transmission du péché originel -^j la pureté de

la théologie la Mère de Dieu * et le rôle de Marie corédemptrice^. C'est chez lui que l'on trouve pour la première fois la notion approfondie de l'unité de l'essence divine comparée à la distinction des relations opposées ^. Il est le premier qui ait montré clairement ce qu'il y a d'infini dans le péché, et comment il fallait un Homme-Dieu pour le racheter dignement. Sur le péché originel, ses explications sont devenues classiques ; et ses distinctions sur les diverses sortes de nécessité, sur les deux volontés antécédente et conséquente, éclairent encore aujourd'hui les problèmes relatifs à la liberté de l'homme sous l'influence de la grâce de Dieu. Là même où il est discutable et discuté, comme dans le fameux argument ontologique, où il tente de prouver l'existence de Dieu par l'existence en nous de l'idée d'Etre parfait, il a eu le don d'attirer et de passionner les esprits les plus puissants ''. Si sa formule de Dieu, Ens quo majus cogitari non potesty « l'Etre tel qu'on n'en peut concevoir un plus parfait », est moins rigoureuse que celle d' « Acte pur », il a eu le mérite d'avoir, le premier, posé pratiquement le problème de ce que l'on devait appeler plus tard l'essence métaphysique de Dieu ^.

1 . Sur la valeur de cet argument, voir B.vinvbl, dans le Dict. de théol. de Ylcjuxt, t. I, col. i35o-i36o.

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