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4. L. DE LA Bribre, l'Ordre de Malte, un vol. in- 12, Paris, 1897, p. 2.
5. Voir \icomte de Villeneuve-Bargemon, Monuments des Grands-Maîtres <'e Saint- Jean de J^rusa/em, et Delavillk-Lbrollx, les Hospitaliers en Terre Sainte et ù Chypre, un vol. in-8», Paris, 1904. Plusieurs villages de Provence prétendent posséder des reliques du vénérable Gérard de Tenque, fondateur des Hospitaliers. Le Bculpleur Pierre Puget a ciselé en argent sa statue, dont la tête est conservée dans la principale église de Manosque.
300 HISTOIRE GÉ^^ÉRALE DE l'ÉGLÎSE
Fondation fondée en II 18, et qui ne reçut son organisation complète qu'ea d^s Chevaliers 1J2S, l'ordre des Templiers. Deux chevaliers, Hugues des Payens* ; ar Hugues et Godefroy de Saint-Omer, affligés de voir des voyageurs sans défense (lesPayens assaillis et souvent mis à mort par des bandes de brigands, crurent remplir le vœu qu'ils avaient fait en se croisant,, s'ils consacraient leur courage et leurs armes àdéfendreles pèlerins contre ces dangers. Ils s'unirent donc avec six autres chevalieps, auxquels vint se joindre, quelques années après, Hugues de Provence. A l'activité des chevaliers, ils voulurent unir la vie austère et humble des religieux Aux trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, ils ajoutèrent celui de consacrer leur vie à la protection des pèlerins. Le roi Baudouin leur assigna pour demeure une aile de son palais, bâti sur l'emplacement du Temple de Salomon : d'où le nom de Chevaliers du Temple ou de Templiers qu'on leur donna. Ils n'eurent pas d'abord de costume particulier, vivant dans la pauvreté la plus stricte, mettant indifféremment tous les habits qu'on leur donnait. Mais bientôt de riches seigneurs, tels que le comte Foulques d'Anjou, depuis roi de Jérusalem, en se faisant agréger à l'ordre, le dotèrent. En 1 128, au concile de Troyes, saint Bernard leur donna une règle, composée d'après celle deCîteaux. Leur premier grand maître fut Hugues des Payens. L'ordre comprenait : des chevaliers, tous nobles, pour combattre; des sergents, pris dans la bourgeoisie, qui faisaient fonctions d'écuyers ou d'intendants, et des clercs, qui servaient de chapelains. Le chevalier, en entrant dans l'ordre, prêtait serment de ne jamais fuir s'il n'avait devant lui que trois ennemis ; en fait, il ne reculait jamais dans la bataille que sur l'ordre du maître. Autres Ordres ^ur le modèle des Hospitaliers de Jérusalem et des Templiers, de militaires. nombreux ordres militaires se fondèrent dans la suite. Les plus célèbres furent les Chevaliers Teutoniques, qui s'établirent plus tard en Allemagne; les Chevaliers de Calatrava et ceux de Saint-Jacques de l'Epée, qui défendirent l'Espagne et l'Europe contre les Maures. A la fin du XII® siècle, les ordres militaires possédaient un nombre incalculable de fiefs et de châteaux en Palestine et en Europe. Toujours armés, toujours au guet, même pendant les trêves, ils formaient comme une croisade permanente contre les infidèles-.
I. Le village des Payeni eftt situé sur la Seine, au-dessus de Troyes. a. Sur les ordres militaires, voir Hurter, Table.au da instil. dt VEglisc au Moyen Age, trad. Cohen, 3 vol. in-80, Paris, i843, t. III, p. 97-186.
l'affranchissement de l'église Soi
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Le commencement du xii« siècle se signala d'ailleurs par un par- ^^'^[''Jlf' ticulier développement delà vie monastique. En iii3, Guillaume de la vie de Champeaux établissait à Paris l'ordre des Chanoines réguliers de monasUciue. Saint- Victor, et en 1 120, saint Norbert fondait près de Laon celui des Chanoines réguliers prémontrés, tandis que Pierre le Vénérable renouvelait la vie religieuse à Cluny, et que saint Bernard faisait revivre à Clairvaux les plus pures traditions de la vie cistercienne.
L'œuvre de Guillaume de Champeaux et de saint Norbert n'est pas ^®?
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sans analogie avec celle de Gérard de Tenque et d'Hugues des Payens, réguliers. Ceux-ci avaient entrepris d'assouplir à la discipline monastique une élite de guerriers ; ceux-là tentèrent de grouper sous une règle semblable une élite de prêtres. Aux uns comme aux autres l'esprit monastique apparaissait comme un ferment capable de régénérer le monde.
En même temps qu'ils travaillaient à la réforme du clergé par la î^es
répression de l'inconduite et de la simonie et par la lutte contre les de prêtres investitures laïques, les grands papes du xi® siècle n'avaient pas cessé avant
v 1 Ax ' • t' '11 ^e xu* siècle.
d encourager leurs prêtres a vivre en communauté auprès de leurs églises. Au concile romain de io5o, Nicolas II avait recommandé aux prêtres, diacres et sous diacres revenus à l'observation des devoirs de leur état, « de vivre ensemble auprès des églises pour lesquelles ils avaient été ordonnés, d'y avoir me me table et même dortoir et de posséder en commun les revenus ae leurs églises * ».. Alexandre II en io63, Grégoire VII en 1078, Urbain II en 1096, avaient renouvelé des recommandations semblables^.Yves de Chartres^ et plusieurs autres saints prêtres avaient travaillé à les faire triompher par la restauration, soit d'une antique règle, assez peu explicite, dite Règle des Apôtres, soit des directions données au clergé d'Hippone par saint Augustin, soit des constitutions promulguées à Metz, vers le milieu du viii*^ siècle, par saint Chrodegand. Ces efforts n'a-
I. TiioMASSiN. Ancienne et nouv discipl.. Ire partie, 1. III, ch. 11 ; Mansi, XIX,
3. Fourier Bonnard, Hist. des chanoines réguliers de Saint-Viclor, in-S", Paris, t. I, introduction, p. xvii-xix.