‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 19 sur 336 · Ibid., col. 59, 71 et s · texte numérisé non relu

Ibid., col. 59, 71 et s

Lt PROTECTORAT IMPERIAL 4l

Ta pacification de la Basse Italie lui demanda plus d'efl'orls et obtint moins de succès. Les Grecs et les Sarrasins se coalisèrent pour le repousser de l'Italie méridionale, tandis que les Slaves, profilant de son éloignement, pillaient Hambourg, ruinaient les évêchés d'Havelberg et de Brandebourg, détruisaient les fondations d'Otton le Grand.

L'intervention de Benoît Yll fut plus pacifique et plus féconde. Réanîon

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Tandis que quatre conciles romams, tenus sous sa présidence eiiec- conciles tive, de 974 à 981, réglaient les affaires d'Italie et les affaires générales en France, de l'Eglise *, des conciles tenus sous son inspiration, en France, en ^^ ^^

Angleterre et en Allemagne, travaillaient à rétablir l'ordre et la disci- Allemagne, pline dans ces différents pays. En 97/i, il envoya en France un légat spécial, le diacre Etienne, qui présida, à Reims, un concile important. On y déposa Théobald, évêque d'Amiens, usurpateur du siège ëpiscopal 2. Les archevêques de Beims, par suite de la prérogative dont ils jouissaient de sacrer les rois de France, exerçaient sur tout le pays une influence prépondérante. Le siège de Reims était alors occupé par un homme d'une valeur éminente, Adalbéron, que des Adalbéron, traditions et des affections de famille liaient à la personne d'Otton. Reims(?^88), Adalbéron avait salué avec enthousiasme la restauration de l'Empire. Il y avait vu le moyen le plus elficace de défendre l'Eglise contre le flot tempétueux de la féodalité naissante, la papauté contre les agressions des princes italiens. Mais l'archevêque de Reims était avant tout homme d'Eglise. Pour lui, l'extirpation des abus, la réforme des institutions ecclésiastiques et monastiques, la restauration de la piété, primèrent tous les autres soucis. Les 4i lettres que nous possédons de lui nous révèlent l'étendue et la pureté de son zèle, ainsi que ses sentiments de profonde obéissance au pontife romain ^, Les embellissements dont il orna sa cathédrale et l'éclat qu'il sut donner à l'école de Reims en la plaçant sous la direction du savant Gerberl, suffiraient à illustrer le nom d'Adalbéron *. L'Angleterre eut aussi, sur le siège de Cantorbéiy, son grand réformateur, saint SainiDunsian, Dunstan. Quatre conciles, tenus à Winchester en 976, à Kirlington je'cantorbérY vers 977, à Calne en 978 et à Ambresbury vers 979, cherchèrent à (923-988).

I. Hefele-Leclercq, t. IV, p. 834, 835, 836. a. Maîssi, t. XIX, iSa.

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