I. Hht. gM., t. TI, p
a. Sémichon, la Paix et la T''êve de Dieu, p. ia8.
3. Comprovincialibus adscUis episcopis, su/jfraganeornin fretus co'xsih'.s [Archives des mis-iions scientifiques et littéraii-es. Rap[)ort au ministre de l'instruction publique, sur lies documents inédits, par M. de Certain, Miracala S. Bened, 1. V, cap. i, 11.)
SaS HISTOIRE GKNÉRA.LE DE l'ÉGLISE
conditions sociales se modifieat. La guerre éclate-t elle entre deux seigneurs ? S'ils veulent, comme autrefois, faire appela la force et ravager la coufrée, aussitôt le peuple crie. vers Tévêque, et celui-ci, en vertu de la Trêve de Dieu, fait d'abord cesser la guerre pendant quarante jours, puis cite les deux seigneurs devant le tribunal de la paix: ; car la paix a ses tribunaux, ses juges, ses impôts et sa force publique qui est tout le monde *. Mais si le seigneur refuse de comparaître devant ce tribunal ecclésiastique et populaire s'il veut, comme autrefois, en appeler aux armes, il est excommunié ; et, dans le cas où cette peine, alors si terrible, ne suffit pas. l'association plébéienne s'ébranle à la voix de l'évêque, et, sous U conduite des curés et descbefs élus, monte à l'assaut du manoir féodal ^.
« C'était dans les premières années du xu® siècle. Les gens do Episode tous états, réunis sous les bannières de l'association de la Trêve de duPuiset. L)ieu, assiégeaient le château du Fuis, avec laide du roi Louis VL « L'assaut languissait, raconte le moine Suger les chevaliers du roi faiblissaient, quand un pauvre prêtre chauve, venu avec les communautés des psrotsses du pays, rendit possible ce que l'on croyait impossible. Cet homme, en effet, le front découvert et portant devant lui pour toute défense une mauvaise planche, monte avec rapidité, parvient jusqu'à la palissade, et l'arrache pièce à pièce, en se couchant sous les ais arrangés pour en couvrir l'ouverture. Reconnaissant avec joie qu'il y réussit aisément, il fait signe de venir l'aider à ceux de ses gens qui hésitaient à le suivre et restaient dans la plaine, sans prendre part au combat 3. «
« De l'association pour la Trêve à l'association pour la commune jurée, ou pour la liberté municipale, il n'y avait qu un pas ; il fut aisément franchi. Le jour où l'on se réunit par commune et par paroisse, au lieu de s'assembler par contrée et par diocèse, le mouvement communal commence. Ce changement est sensible sous Louis VL « Alors, dit le chroniqueur Ordéric Vital, une communauté populaire fut établie en France par les évêques, et les prêtres accompagnaient le roi pour les combats ou les sièges avec leurs bannières et tous les paroissiens ^. n
n C'est à la même époque que le mot « commune » apparaît dans