I . Ibid , p. 5i
3. Id., dans VHist. de France de Latisse, t. II, 2*4)arlie, p. aôi-aSg.
Les légats pontificaux.
Les cardinal! s.
Le pap*.
Le premier
concile
de Latran
(neuvième
oecuménique)
les évêques sans recourir au pape, de juger leurs compétitions, de créer même des évêchés. La papauté maintient et confirme avec énergie leur droit de juridiction sur les évêques de leur province * ; elle leur reconnaît un droit de garde sur les églises vacantes, l'examen des élections, le droit de sacrer leurs suffragants; mais elle leur retire les autres pouvoirs, qui les constitueraient prélats autonomes, au grand détriment de l'unité de l'Eglise.
Dans les circonstances extraordinaires, les papes confient des pouvoirs particuliers à des légats. Ces pouvoirs sont restreints à telle région, parfois à telle affaire déterminée ^. Ces légats sont souvent choisis parmi les cardinaux.
Le corps cardinalice, organisé en 1069 3, ccmprond, au temps de Caîixle II, six cardinaux évêques, vingt-huit cardinaux prêtres et dix-huit cardinaux-diacres. Il ressuscite, autour du pontife romain, l'antique presbyterium qui entourait les évêques d'autrefois *, Nous avons vu le rôle prépondérant qui lui appartient, depuis io5i, dans l'élection des papes.
Quant au pouvoir de la papauté, les crises douloureuses qu'il a dû traverser n'ont fait que le préciser et le confirmer. Au concile de Latran de 1102, Pascal II ne soulève aucune objection des évêques présents lorsqu'il leur demande de s'engager par serment « à approuver et à condamner tout ce qu'approuverait ou condamnerait 1 Eglise romaine ». Le pape exerce désormais sans entraves son droit de déposer les évêques, de confirmer leur élection, de trancher leurs différends, de créer des évêchés, de conférer aux métropolitains leurs pouvoirs en leur remettant le pallium, d'établir des primats et d'envoyer des légats là où il le juge opportun pour le bien de l'Eglise. Ni les résistances de certains évêques et de certains rois, ni les faiblesses momentanées de Pascal II, n'ont empêché cette reconnaissance de l'autorité suprême du pontife romain.
Calixte II pense que l'heure est venue de faire consacrer par une assemblée plénière de l'épiscopat les résultats acquis pendant les longues luttes que l'Eglise vient de traverser. Le 18 mars 11 28. troisième dimanche de Carême, il réunit au Latran trois cents