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L ORGANISATION DE LA CHRETIENTE
cîèrent qu'il s'appuyait sur la partie la plus homogène de l'Empire ; les uns et les autres affirmèrent leur indépendance sur son nom, et le pape Honorius, sollicité d'approuver ce choix, le ratifia solennellement*. Frédéric de Hohenstaufen lui-même lui prêta le serment de fidélité 2.
La Narratio de electione Lotharii déclare formellement que Lothaire, au moment de son élection, renonça à deux privilèges importants du concordat de Worms, à savoir le droit d'assister personnellement aux élections épiscopales et celui de donner l'investiture avant le sacre ^. Le silence des chroniqueurs et historiens postérieurs sur ce point, et le fait que Lothaire exerça dans la suite, sans soulever aucune protestation du Saint-Siège, les droits susmentionnés, ont fait mettre en doute le témoignage de la Narratio. 11 paraît plus vraisemblable d'admettre, avec quelques historiens, que le roi fit personnellement au légat les concessions dont il est parlé, mais qu'elles n'obtinrent pas le consentement nécessaire des princes *. Quoi qu'il en soit, Lothaire se montra toujours, dans la suite, non seulement fidèle à suivre toutes les clauses du concordat de Worms favorables au Saint-Siège, mais prêt à prendre généreusement en main la cause de l'Egliise toutes les foi» que l'occasion s'en présenta.
Honorius, de son côté, soutint toujours fermement la cause de Lothaire. Le frère de Frédéric de Souabe, Conrad de Hohenstaufen, s'étant élevé contre le nouvel élu, avec le titre de roi, et s'étânt fait donner la couronne d'Italie par l'archevêque de Milan, le pape, au milieu de la solennité pascale de l'an 1 1 28, le 22 avril, prononça, avec le cérémonial accoutumé, l'excommunication du « faux roi Conrad, de son frère Frédéric et de leurs partisans » *. Honorius envoya, en outre, en Lombardie le cardinal Jean de Crème, qui, dans
Eiectîcn
de Lotha-r*
(ii«5).
Il se montr*
favorable aux droits du Saint-Siège,
Honorius II
soutient
sa cause contra
le parti des Hohenslautea.
a. Watterich, t. II, p. 160 et 8. Le droit d élection n'était pas alors le privilège d un petit nombre de princes-électeurs, et surtout il n'était pas encore soumis à un règlement officiel. Il n'est fait mention des princes-électeurs comme d'un corps distinct qu'en ii56(Ai. G., Leges, l. II). Mais on voit, dans cette élection de iia5. I ébauche de cette organisation Dix de« plus hauts princes de l'Empire se réunissent pour préparer le* voies à l'élection d'un nouveau roi. Puis iU nomment une commission de quarante personnes de conBance. On adopte un certain rèsle-iicnl dans les délibérations (Hefele Lbclbrcq, t. V p 653-65^i^