‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 21 sur 336 · P. L., t. GXXXVII, col · texte numérisé non relu

P. L., t. GXXXVII, col

2. Lib. pontif.y t. I, a58. Mgr Duchesne a remarqué que cette épitaphe est un cenlon. fabriqué avec celles des prédécesseurs de Benoît VII : Etienne VI, Serge III, Benoît l\ {ibid.).

3. C'était la seconde fois qu'un pape changeait de nom à son avènement. Noui avons vu Oclavien prendre le nom de Jean XII.

Mort

d Otlon II

(7 dëcembie

Troubles politiques.

Henn

de Bavière

s'empare

de ia régence

en Allemagne.

confiance du clergé romain et celle de l'empereur, son pontificat devait éteindre dans leur germe tous les conflits possibles entre le sacerdoce et les pouvoirs civils. Les événements ne répondirent pas à ces prévisions. Otton IT n'avait que quelques semaines à vivre, et le pontificat de Jean XIV allait se terminer, sept mois plus tard, par une tragédie semblable à celle qui avait mis fin aux jours de 1 infortuné Benoît Yl.

Nous ne possédons, du pape Jean XIV, qu'une seule lettre authentique, datée du 6 décembre 988, par laquelle il concède le pailium au métropolitain de Bénévent. « Montrez- vous miséricordieux, lui dit-il, soyez l'appui des opprimés, opposez la modération et le calme aux violences des oppresseurs... Et puissions- nous, après les arhères tristesses de cette vie, parvenir ensemble aux conditions de 1 éternelle béatitude ^ »

Les (( amères tristesses n dont parle ici le pape ne devaient pas lui être épargnées. Le lendemain du jour où il écrivit cette lettre, il fut appelé auprès du lit de mort de l'empereur Otton. « Après avoir tenu une diète à Vérone, dit Tbietmar, remj)ereur, laissant sa vénérable mère, l'impératrice Adélaïde, à Pavie, s'était rendu à Rome. Or, dans les premiers jours du mois de décembre 988, M tomba gravement malade. Les uns attribuèrent cette maladie au chagrin qu j1 éprouva d'une défaite subie à Tarenle ; d'autres dirent qu'une blessure, reçue dans ce funeste combat, se rouvrit. Il sentit qu'il allait mourir. Il fit partager son trésor impérial en quatre portions, dont l'une fut assignée aux églises, la seconde aux pauvres, la troiiième à sa sœur bien- aimée la princesse Mathilde, dévote servante du Christ dans l'abbaye de Quedlimbourg ; la quatrième fut distribuée de ses mains à ses soldats et à ses serviteurs, qui fondaient en larmes. Il fit ensuite à haute voix et en latin la confession de ses fautes devant le seigneur apostolique, les évêques et les prêtres. Il sollicita et reçut d'eux l'absolution, et le 7 décembre il fut ravi à la lumière de ce monde, * m

Jean XIV ne perdait pas seulement son protecteur. Il entrevoyait avec effroi l'avenir ouvert par la disparition d'Otton II : la minorité d'un empereur au berceau, les périls d'une régence, et peut-être les guerres civiles qui allaient éclater de toutes parts. Le chroniqueur

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