‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 212 sur 336 · A/. G.,SS., t. XXIX, p. i · texte numérisé non relu

A/. G.,SS., t. XXIX, p. i

5. Sur Arnaud de Brescia, voir Va.ga.nda.rd, dans la Rev. des quest. hist., i8S^, t. XKXV, p. 52-1 14.

6. Selon les ylrtna/es du Mont-Cassin, Eugène III aurait séjourné à Viterbe du i5 avril 11 45 à la fin de novembre de la même année (Hbfelb-Lbclergq, V, 797, note 5).

L ORGANISATION DE LA. CHREXrENTE

exposer certains différends qu'ils avaient avec les Grecs, et l'évêque deGibelet^ Hugues, lui annonça que la ville d'Edesse était tombée, le 23 décembre ii/i4. après une sanglante bataille, entre les mains de Zenki, prince de Mossoul 2. Les Grecs et les musulmans menaçaient à la fois l'œuvre delà première croisade.

« Les papes avaient cru un moment qu'ils pourraient trouver Prétentions dans les empereurs de Constantinople des auxiliaires, qui dirige- ^^^ empereur» raient la lutte de la chrétienté contre les musulmans. Urbain II de Gonstanavait exhorté les croisés à « délivrer les Eglises orientales ». Pascal II »nope. avait négocié avec Alexis Gomnène un rapprochement des Eglises de Rome et de Constantinople. L'intransigeance du clergé grec avait rendu vaines toutes ces tentatives. Les empereurs prétendaient profiter des conquêtes françaises pour rétablir leur domination sur tout l'Orient ^. » Ils se fondaient sur le serment prêté par les chefs de la première croisade entre les mains d'Alexis Gomnène. Innocent II, dans une bulle du 22 août ii38, blâma cette prétention, et défendit aux fidèles d'aider l'empereur à occuper les villes possédées par les croisés *. En 11 44, Manuel Gomnène alla plus loin, dans ses exigences, que son prédécesseur. Il requit et obtint du prince Raymond d'Antioclie la promesse d'accepter à Antioche un patriarche choisi dans le clergé de Gonstantinople ^. Dès ce moment, il était avéré que l'empire grec devait être considéré non plus comme un auxiliaire, mais comme un adversaire à redouter, dans l'entreprise des croisades.

Les Etats musulmans, qui entouraient les Etats chrétiens, leur Le péril turc, offraient un péril plus immédiat. Leurs principaux chefs étaient les califes 6 ommciadesde Bagdad, les fatimites "^du Caire, le soudan ^ de Damas et l'émir de Mossoul. Les premiers étaient asservis aux Seldjoucides, qui dominaient sous leur nom. Les fatimites d'Egypte avaient beaucoup souffert de leurs nombreuses pertes en Palestine. Les Turcs étaient plus à redouter. Leurs forces étaient intactes, et»

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