Ma.nsi, XXI, II II ; Suppl,, H
A. Hefele-Leclercq, y, 941 ; Reuter, op. cit., p. 119, 5i3, 5x4.
5. Otton de Freisingen, Gesta Friderici, 1. II, cap. xiv-xvii, dansMuRATORi, Rerum ital. script., t. VI, col. 710-720.
6. Obsides machinis alligatos Princeps decrevit objiciendos... Sicque aliquot ex puer is^
L ORGAMSATION DE LA CHRETIENTE
Tortona, Mantoue. Milan résistait encore. Pour s'en rendre maître, Frédéric donna l'ordre de brûler les blés, d'arracher les vignes, de couper les arbres dans un rayon de quinze milles autour de la ville. Ceux qui étaient saisis avaient les mains ou les narines coupées et les yeux arrachés. Des troupes, postées dans les lieux fortifiés, étaient chargées d'intercepter toutes les communications entre les assiégés et leurs alliés de Plaisance et de Brescia. Tous ceux qui étaient pris portant des vivres dans la ville ajffamée, avaient la main droite coupée; Un chroniqueur, témoin oculaire de ces faits, raconte qu'en un seul jour il en fut coupé vingt-cinq K Nul n'osa plus rien conduire à Milan, qui fut forcée par la famine de se rendre sans conditions. Les habitants furent obligés à quitter la ville et à se retirer, sous la surveillance d'officiers impériaux, en des lieux désignés, en pleine campagne, où ils durent se construire eux-mêmes leurs maisons ^. L'épouvante qu'inspirèrent de pareilles scènes précipita la soumission de toute l'Italie centrale. Le pape Alexandre III, ne se trouvant plus dès lors en sûreté à Anagni, quitta 1 Italie et se réfugia en France.
Le papf se réfugie en France
On était arrivé au printemps de 1 162. La crainte que le pape ne décidât le roi Louis VII à prendre les armes pour sa défense, parut hanter un moment l'esprit de l'empereur. Le bruit courut même qu'il méditait une invasion en France. Frédéric, réflexion faite, se contenta de s'acheminer vers la Bourgogne impériale ^. De là, il intrigua, mais sans succès, auprès des rois de France et d'Angleterre, pour les gagner à la cause de l'antipape. De son côté, l'empereur Manuel C.omnène essayait en vain de vendre au pape Alexandre son adhésion et la soumission complète de l'Eglise d'Orient, au prix de la couronne d'Occident. Le souverain pontife refusa d'entrer dans
Frédéric Barberousso
intrigue
auprès du roi
de France
Louis YII,
pour le gagner
à la cause
de l'antipape
Victor.
lapidibus icti, miserabililer interierunt R.vdevig de Freisiîigbn, Gesta Friderici, i. II, cap. XXVII, dans MuR.vTORi, t. VI. col. 821-822).
1. Qui portabant a Placenlia vel ab aliqua parle mercatinn Mediolanum, si capiebantur^ manus dextrœ amputabantur , et una die viginti quinque amputatœ sunt (Sibk Raoul, sive Radulphi MEDioLA»Bnsis, De rébus gestis Friderici primi in Italia, dans MuRATORi, Rer. ital. script., t. VI, col. it86).