‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 238 sur 336 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

3. A cette époque, une partie de la région orientale de l'ancienne Gaule, la Bourgogne, appelée aussi le royaume d'Arles, était dépendante de l'Eoipire. — Voir P. FouRNiER, le Royaume d'Arles et de Vienne, un vol. in-8°, Paris, 189 1.

Un concile

de Tours,

présidé

par le pape,

excommunie

l'antipape

et ses partisans

(mai ii63).

de l'antipape

Victor IV

(ao avril

ii64).

Election de l'antipape

Pascal m (avril II 64;.

ces marchandages. Une entente avec le roi de France lui paraissait une combinaison plus pratique et plus sérieuse. Il fixa sa résidence à Tours, puis à Bourges, et enfin à Sens, où il demeura d'octobre II 63 à avril ii65, et où Louis VII pourvut à l'entretien de sa personne et de sa cour.

La protection du roi de France lui permit de réunir et de présider en personne, à Tours, le 19 mai 11 63, un grand concile, où 17 cardinaux, 124 évêques et ^i/i abbés, venus de ton tes les provinces de la France, de l'Angleterre, de l'Irlande, de l'Ecosse, de l'Espagne, de la Sardaigne, de la Sicile, de l'Italie, et même de l'Orient, renouvelèrent l'anathème lancé contre l'antipape Octavien, Rainald de Dassel el leurs partisans *. L'esprit schismatique de Rainald, l'âme damnée de Barberousse, s'était révélé, ' -eu de temps auparavant, avec une telle insolence, que son attitude avait suffi pour écarter à jamais les rois de France et d'Angleterre de la cause de l'empereur. Comme ces deux souverains parlaient d'une réunion d'évêques où l'on essayerait de tirer au clair la question de la légitimité d'Alexandre III ou de Victor IV : u L'empereur ne reconnaît à personne, s'était écrié le chancelier, le droit d'intervenir dans la question romaine ; elle ne regarde que lui seul 2, »

L'importante manifestation du concile de Tours, où toutes les nations chrétiennes, sauf l'Allemagne, étaient représentées, les honneurs accordés au pape Alexandre III par les rois de France et d'Angleterre, eurent leur retentissement au delà du Rhin. Le solide noyau de partisans fidèles que le pontife comptait en Germanie s'augmentait de jour en jour. Alexandre profita de ce mouvement pour faire auprès de Frédéric I*"" plusieurs démarches paternelles en vue d'une réconciliation. Elles furent repoussées avec hauteur. La mort même de l'antipape Victor IV, survenue le 20 avril ii6/i, n'abattit pas l'empereur ; ou, du moins, s'il eut alors, conseillé par l'archevêque de Mayence, le désir de faire la paix avec Alexandre 3, Rainald de Dassel l'en détourna aussitôt. Le jour même de l'enterrement d'Octavien, sans attendre les instructions impériales, celui-ci fit (îlire à sa place, par deux cardinaux-prêtres, deux évêques allemands et le préfet de Rome, le cardinal Guy de Crème, qui prit le nom de Pascal III ; puis il mit l'empereur en présence du fait accompli. Il fit

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