‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 245 sur 336 · Hist. des Gaules, t. XII, p · texte numérisé non relu

Hist. des Gaules, t. XII, p

L ORGA.MSATION DE LA CHRETIENTE

sang *. » Certains canonistes, Anselme de Lucques et l'auteur de la Panormia, avaient sans doute proclamé que la peine de mort pouvait être appliquée aux hérétiques ^. Mais ces textes ne paraissent avoir exercé aucune influence en dehors de TEcole 3. En iiSg, le concile de Latran^, et, en ii48, le concile de Reims ^, reconnurent au pouvoir civil le droit et le devoir de réprimer les hérétiques manichéens par des peines corporelles. Mais « cette législation ne suffit pas à l'ardeur des princes qui l'avaient provoquée. Il est curieux de les voir accuser le pape et l'Eglise de faiblesse envers l'hérésie et réclamer toujours de nouvelles rigueurs. Parmi ces rois acharnés contre les hérétiques, il faut placer au premier rang Louis VII le Jeune ^. » Alexandre III lui fit d'abord répondre que « l'indulgence sied mieux aux gens d'Eglise que la dureté » et lui rappela I3 conseil de l'Ecriture : « Craignons de pousser trop loin la justice, » Noli nimium esse justus '^. Plus tard, cependant, au concile de Tours, en II 62, sur de nouvelles instances du roi de France, qui lui montra l'hérésie manichéenne « s'étendant comme un chancre dans les provinces de France », le même pape, non seulement ordonna aux princes de punir les hérétiques de la prison et de la confiscation, mais enjoignit aux évêques et aux prêtres de les chasser du pays où ils les découvriraient ^. Le roi d'Angleterre, Henri II, au moment même cil il était en guerre ouverte' avec le pape, et excommunié lui-même, se montra violent persécuteur de l'hérésie. Dans l'article 21 de sa constitution de Clarendon, il défendit à jamais « de recevoir chez soi des hérétiques, sous peine de voir sa maison détruite ^ ». Il fit marquer au front au fer rouge et fouetter publiquement tous les hérétiques qu'il put saisir ^0.

Cependant le progrès des sectes hérétiques, leurs doctrines subversives de toute autorité, amenèrent le pape Alexandre III à s'en-

les princcf,

entre dans la voit

de la répression»

Rôle

de Louis VIÎ,

roi de France,

et d'flenri ÎI,

roi d'Angleterre,

dans ce mouvement.

Décision

du concile

de Tours,

enjoignant

aux évêques

et aux princes

de punir

les hérétiqi:es

et de

les expulser.

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