Ibid., p
l'orgamsation de la chrétienté 467
ment défini l'attitude prise par le pape à l'égard de l'Empire et de la Le
Sicile. Plusieurs auteurs anciens ont qualifié la situation respective ^"'eUe^^" de la Papauté et de l'Empire en disant que celui-ci était « un fief du Saint-Empire. Saint-Siège ». Mais il s'agit de préciser le sens de cette expression équivoque ^ « Plusieurs paraissent l'entendre d'un fief proprement dit, c'est-à-dire d'un domaine que le propriétaire ou feudataire tenait de la cession ou de l'investiture d'un seigneur suzerain. Ce n'est pas ainsi que les papes et les empereurs entendaient la dépendance de l'Empire à l'égard du Saint-Siège. Dans leur sentiment, 1 empereur ne tenait pas proprement du pape le domaine ou le territoire de l'Empire, mais seulement son titre d'empereur. Son domaine, comme celui des autres souverains, lui venait de la libre disposition des peuples qui l'avaient choisi, de la constitution de l'Etat ou de ses justes conquêtes. Tout le droit du Saint-Siège sur lEmpire se réduisait donc à choisir l'empereur, soit par luimême, soit parlesprinces électeurs, à lui conférer son titre et à juger des cas où il devait être déposé. Il suffirait, pour établir cette exp'^li- '«"^^ent ÎII cation, de remarquer la différence qui existait entre le « serment de pa^'eTpetur Jdeiite », prête au pape par les empereurs, et celui que lui prêtaient ^omme les pnnces feudataires du Saint-Siège. Le serment de ces derniers ""^ ^^"^'^»-i^«' (les rois de Sicile étaient de ceux-là) supposait clairement qu ils tenaient leurs domaines de la cession ou de l'investiture du pape, tandis que le serment des empereurs supposait seulement I obligation de protéger et de défendre les intérêts du Saint-Siè^e contre ses ennemis 2 ». ^
Pendant les dernières années de sa vie, Innocent III eut, de " se reconnaît nouveau l'occasion d'appliquer ces principes. L'empereur guelfe ,"5"^;!^ Olton ly, à qui il s'était rallié, s'étant conduit comme le plus acharné 1 e-— t
des gibelins, ayant violé ses serments les plus solennels le pane "^^^7"'^*^« n avait pas hésité à prononcer contre lui une sentence d'excommuni- de "
cation, a délier par là même ses sujets de leur serment de fidélité ^^V^'""^^"'*' et a reconnaître pour empereur le jeune roi de Sicile, Frédéric II meC
On sait, par l'histoire générale de l'Europe, comment Otton, jLfi'i*'^
abandonné par le clergé de rFmT.;ro ^r. J ' ^^ ^*"'"'
l>ai le cierge ae i iimpire, en guerre avec un ffrand propres
nombre de ses vassaux, chercha dans une ligue contre la France le ^TAf^f.
xno.en de restaurer tout à la fois sa fortune politique, militaire et