Gristofani, Délie Slorie d'Assisi, 1. II, p. i3o
i.^fi^rt'p^'D^iï''^''^'"' ^'^ÎJ' *" ^* ^'^ ''^'°- M- Faïoci a montré qu'il faut lire lu /^ ^'''J ""l Barenton. VAction sociale de S. François d'Assise, une
brochure s. d. (Extrait de VAction franciscaine.)
3. Saint François vi,ila-t-il Bethléem, Nazareth. Jérusalem ? Voir, sur ce point, JoKRGENSEN, S. François d'Assise, p. 3o7-3o8. ^
486 HISTOIRE GÉNÉUALE DE l'ÉGLISE
Saint résumé la vie de saint François d'Assise, il n'a pas séparé lefonda- (iiTori'aai). teurdes Frères mineurs de celui des Frères prêcheurs.
Le premier, consumé d'une ardeur séraphique, Le second, rayonnant de splendeur chénibique Par sa haute sagesse et son profond savoir ^.
En ces trois vers, le poète a parfaitement défini le caractère propre, non seulement des deux saints fondateurs, mais de leurs familles religieuses. Nous avons vu le rôle de Dominique de Gusman dans la lutte contre l'hérésie albigeoise. Lui aussi comprit que son œuvre ne Le» pouvait être poursuivie d'une manière durable que par la constitu-
prêcheurs. ^^^^ d'une société. Seulement le point de vue auquel il se plaça pour l'organiser et la développer, fut celui de la prédication et de l'enseignement. Un des articles fondamentaux de sa règle recommande l'étude appliquée et incessante. « Que les frères se montrent appliqués à l'étude. De jour et de nuit, dans leur demeure comme en voyage, qu'ils soient sans cesse occupés à lire ou à méditer ^. » Dès le 17 novembre 1206, Innocent III avait établi, en faveur de Dominique, et pour la première fois au Moyen Age, le régime des prédicateurs apostoliques, et constitué ainsi, sous sa forme primitive, l'ordre des Prêcheurs 3, Le 22 décembre 1216, Honorius III donna à la nouvelle fondation sa confirmation solennelle, en ajoutant à la vie canoniale de l'ordre la mission apostolique et doctrinale *. « Les prêcheurs devenaient ainsi le premier ordre, au Moyen Age, qui eût posé l'étude à la base de sa constitution La fondation conventuelle dominicaine fut éventuellement une école. Il fut défendu d'établir un couvent, sans un docteur qui enseignât aux religieux et aux clercs séculiers, qui y eurent libre accès^. »
François d'Assise avait opposé son œuvre au faux mysticisme : Dominique de Gusman opposa la sienne à la fausse science. Ce
I, Uun fu tutto serajîco in ardore,
L'ahro per sapicnza in terra fue Di cheriibica liice uno splendore.
(Da-nte, Paradiso, canto XI, v. 87 89.)
a, Inlenti sint in studio, ut de die, de nocte, in domo, in ilinere legant aliquid \>él meditentur (/■"** constit., dist. I, ch. xiii).