‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 279 sur 336 · M. DE WuLF, Hlst. de la phil. médiévale, p · texte numérisé non relu

M. DE WuLF, Hlst. de la phil. médiévale, p

a. PoTTHAST, n. 483.

3. Les Trinitaires s'établirent à Paris, dans l'enclos où se trouvait une chapelle de saint Mathurin. De là le nom de Mathurins qui leur fut donné. Cf. Paul Deslawdres, l'Ordre des Trinitaires pour la rédemption des captifs^ a vol. in-S**, Paris, 1903.

1 OROANISATION DE LA CHRETIENTE

But

du concile

sur un grand effort collectif, par la réunion d'un concile œcuménique. Le 19 avril I2i3, dans une lettre adressée à l'épiscopat de l'Occident et de l'Orient, il disait : « Deux choses me tiennent surtout à cœur : la réforme de l'Eglise universelle et la délivrance de la Terre Sainte. Le soin de ces deux affaires ne peut être différé plus longtemps. A l'exemple des anciens Pères, je me suis décidé à convoquer un concile général, qui réformera les mœurs, anéantira les hérésies, établira la paix, protégera la liberté, rendra de sages ordonnances pour le liaut et basclergé, gagncraenfm à la causede la Terre Sainte les princes et les peuples chrétiens.^ » L'assemblée ne devait se réunir que deux ans plus tard ; elle était convoquée pour le i'"" septembre I2i5. Le pape employa cet intervalle à en préparer les travaux.

Le concile ne s'ouvrit que le 11 novembre I2i5. L'affluence fut énorme. Plus de quatre cents diocèses d'Occident et d'Orient furent représentés 2. Ou y vit, en outre, plus de huit cents abbés, les procureurs de beaucoup d'autres, les ambassadeurs des empereurs d'Allemagne, de Constantinople, des rois de France, d'Angleterre, d Espagne et de tous les Etats chrétiens.

Nous possédons de ce concile, qui fut le douzième œcuménique et h quatrième de Latran, soixante-dix canons, qui ont été pour la plupart insérés dans le Corpus juris. Aucun dogme nouveau n'y fut promulgué, mais les décrets disciplinaires qui y furent portés forment la base de la discipline moderne.

Le premier soin fut de faire condamner solennellement les trois Condamnation erreurs capitales des Albigeois, de Joachim de Floreetd'Amaury de albigeoise Bènes. Il fut déclaré que le ciel et la terre sont régis, non point des erreurs de par deux principes, l'un du bien, l'autre du mal, comme le disaient etd'Amaury les hérétiques du pays d'Albi, ni par trois Etres divins se partageant les âges du monde, comme l'enseignait l'abbé de Flore, ni par un Dieu confondu dans le monde, comme le voulait le docteur chartrain, mais par une Trinité supérieure, incompréhensible, à la fois Père, Fils et Saint-Esprit 3. Les Pères de l'assemblée renouvelèrent ensuite d'une manière très explicite les décrets du concile de Vérone relatifs à la recherche et à la punition des hérétiques *.

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