‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 33 sur 336 · James Bricb, le Saint-Empire romain germanique, p · texte numérisé non relu

James Bricb, le Saint-Empire romain germanique, p

2. Sui la vie de Gerbert antérieure à son pontificat, voir les travaux indiqués dans h fleviie des questions historiques de décembre 1869, p. 44o-523. Ci. Etudes {1869), t. III, 83- 110, 948-279, 451-^62, 604-617 ; Ul. Chevalier, la Fr. chrét. dans l'hist., p, i33-i42.

0. Oller)s, Vie de Gerbert, premier pape français, un vol. in-12, Clermontrcnand, 1867, p. 343. Cette vie n'est que la reproduction de la préface mise par M. Olleris aux Œuvres de Gerbert,

Il révèle sa politique

dans trois affaires importantes.

L'affaire

de l'évêché

du Puj.

Lettre

énergique

de

Sylvestre 11 ;

il condamne

un évéque intrus

soutenu

par la noblesse

du pays.

L'affaire

d'Adalbéron

de Laon.

yeux suri Orient, c'était surtout pour y conquérir le Sainl-Sépulcre ; et, s'il désirait, comme Otton, rendre plus étroits, dans une Rome plus magnifique, les liens qui attachaient le pape et l'empereur, c'était pour les associer plus efficacement dans la lutte en faveur de ces saintes causes.

La noble et ferme attitude du nouveau pontife ne larda pas à se révéler. Trois affaires, engagées sous les précédents pontificats, étaient restées pendantes à la mort de Grégoire V : c'étaient celles de Wido du Puy, d'Adalbéron de Laon et d'Arnoul de Reims.

Sans attendre la mort du vénérable Wido ou Guy, évêque du Puy, dont nous avons vu les nobles efforts pour l'abolition des guerres privées, son neveu Etienne, grâce à l'appui de quelques seigneurs gagnés à prix d'argent, s'était assuré sa succession épiscopale ; et, au lendemain du décès de Guy, malgré l'opposition du clergé et du peuple, s'était emparé de l'évêché à main armée. Lu concile de 998, présidé par Grégoire Y, avait condamné l'intrusion d'Etienne, et ordonné de procéder à une élection canonique, laquelle avait promu un prêtre vertueux, nommé Théotard. Mais Etienne avait tenu bon. Une aristocratie puissante, menaçante, se disait prête à le défendre par tous les moyens. Déjà des évêques voisins, ralliés par la peur ou par les présents, s'étaient déclarés pour l'intrus. Sylvestre II n'hésita pas à braver cette opposition redoutable.

Il écrivit à Théotard • « Les causes ecclésiastiques se définissent parles sentences des conciles... Un concile romain a condamné l'intrus Etienne. .. Le choix des clercs du Puy-en-Yelay s'est canoniquement porté sur vous. Nous confirmons votre élection en vertu de notre autorité apostolique. Appuyez-vous sur elle, etbravez toutes les vaines sentences d'excommunication que Tintrus pourrait, dans son audace téméraire, lancer contre votre personne ou contre votre Eglise*. » Par cet acte de vigoureuse autorité, qui fît reculer l'intrus et ses adeptes. Sylvestre II manifestait sa volonté de faire prévaloir lautoritédu Saint-Siège malgré toutes les oppositions locales qui pourraient se produire contre elle.

L affaire d'Adalbéron. évêque de Laon. également connu sous le nomd Ascelin, ne mettait plus le pape en présence d'un groupe de seigneurs turbulents, mais en face d un homme également redoutable par la violence et par la ruse, par le caractère épiscopal, qui lui

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