I. Acia sanclorum, a septembre, vie de saint Etienne
LE PROTECTORAT IMPERIAL
lu donnes peu de choses à Celui qui t'a donné gratuitement tout ce que lu possèdes; et il ne le reçoit pas gratuitement il multiplie celle offrande . il la récompense dans l'avenir ^ n
L'Europe n'était pas prête encore à répondre à cet appel ; mais ï-e pTemî?r c'est l'hccneur de Sylvestre II d'avoir fait entendre le premier de des croisades, tous» le cri des croisades.
Cependant les grandes seigneuries ilalienDes, toujours jalouses de Sourde
, . , , , ,1 . . 1 . opposition
leur indépendance, et menacées plus que jamais par la puissance des seigTieun grandissante que prenaient, au milieu d'elles, l'Empire et la Papauté, italiens, s'agitaient sourdement, saisissaient tous les prétextes pour faire échec au pape et à l'empereur.
Des désordres se produisaient, soit dans les Etats mêmes du Saint- Siège, soit dans des seigneuries voisines.
M A la fin du x* siècle, les possessions de l'Eglise de Rome, sans Révoliet compter les bénéfices dispersés dans l'Europe chrétienne, s'étendaient j^ do^^^ine en Ilalie, à l'ouest, depuis Terracine jusqu'à la Toscane. Orvieto lui du
appartenait. Elles comprenaient, à l'est, une partie de la Romagne et do la marche d'Ancône... Sylvestre était doux et bienveillant; il se préoccupait du sort de ses sujets ^. Mais si les intentions du pape étaient excellentes, ses agents ne s'y conformaient pas toujours. De là des troubles ^. » Vers l'an 1000, la ville de Césène se révolta, et le pope dul se mettre à la tête d'une armée pour la faire rentrer dans le devoir *. Une autre fois, à Rome même, les plaintes d'une pauvre
Saint-Siège.
I Olleris, Œuvres de Gerbert, lettre 219, pp. i^g-iDO. Quelques auteurs, entre autres JaUé, ont mis en doute l'authenticité de ce document. M. Ulysse Chevalier trouve que « leurs raisons ne sont pas convaincantes ». (Uljsse Chevalier, Gerbert, dans la France chrétienne dans Vhistoire, p. i43.) M. Olleris maintient le document dans les Œuvres de Gerbert. M. Julien Ha\et le maintient aussi. « On a mis en doute, dit-il, mais sans motifs suffisants, Taulhentiçilé de cette lettre. » 11 émet l'hjpothèse qu'elle serait « une sorte de circulaire destinée à être colportée par un quêteur qui sollicitait des aumônes pour les établissements chrétiens de Jérusalem ». (Julien Havet, Lettres de Gerbert, un vol. in-8°, Paris, 1889, p. aa, note 3.)Mais ce n'est là qu'une hypothèse.
2. On aimerait trouver des documents concernant l'administration des biens du Saint-Siège par Sylvestre II ; mais la création des Archives pour conserver les bulles elles lettres du Saint-Siège date de la fin du xiie siècle, sous le pontificat d'Innocent III.