‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 43 sur 336 · Olleris, p · texte numérisé non relu

Olleris, p

7. GuASLES, Comptes rendus de V Académie des sciences, i839-i843; Th. -H. Mar-

LE PROTECTORAT IMPERIAL

Sjlveslre II, âslroQome.

au moins, dans l'histoire des mathcmaliques, une étape importante ; nul ne conteste qu'il n'ait servi de précurseur à la science moderne*.

C'est avec une vraie admiration que le moine Richer s'attache à nous apprendre ce que son maître enseignait en astronomie. « Il ne sera pas hors de propos, dit-il, de dire quelle peine il prit pour expliquer l'astronomie, afin de faire remarquer la sagacité d'un si grand homme, et pour que le lecteur apprécie mieux la puissance de son génie. Cette science à peine intelligible, il en donna la connaissance, à l'étonnement général, au moyen de certains instruments. Il figura d'abord le monde par une sphère pleine en bois, qui, dans ses petites proportions, offrait l'image exacte de la nôtre. Il plaça la ligne des pôles dans une direction oblique par rapport à l'horizon, et, près du pôle supérieur, il représenta les constellations du nord ; près du pôle inférieur, celles du sud. Il régla cette position au moyen du cercle que les Grecs appellent horizon. Sa sphère ainsi placée sur l'horizon, de façon qu'il pût montrer, d'une manière pratique et convaincante, le lever et le coucher des astres, il initia ses disciples à la disposition des choses et leur apprit à connaître les constellations. Car il s'appliquait, dans les belles nuits, à étudier les étoiles, et les faisait remarquer, tant à leur lever qu'à leur coucher, obliquant sur les diverses parties du monde 2. »

« De ces connaissances, il n'y a pas de raison pour dire, comme y seraient assez portés les auteurs de YHistoire littéraire, que Gerbert ait, en se servant de lunettes à longue vue, devancé Galilée. Ce qui est mcontestable, c'est qu'il observait les étoiles et leurs situations respectives ; c'est que, pour les apercevoir plus aisément et pour mieux les suivre, il employait des tubes bien unis à l'intérieur 3. La physique et la médecine complétaient ses études scientifiques. Il lisait Pline et Celse. Il décrivait, en homme qui les observe de près, les Sylvestre II phénomènes météréologiques, auxquels il ne cherchait que des expli- Physicien cation naturelles. S'il ne pratiquait pas l'art des médecins, il connais- physiologiste, sait la science sur laquelle ils s'appuiaient ; il décrivait les maladies, et discutait la manière dont on doit examiner les malades comme le

TIN, JUsL des maiymaliques ; Victor Mortbt et Paul Tambert, Un nouveau texte des traités d'arpentage et de géoméùrie d'Epaphroditus et de Vitruvias Ru fus, Paris, 1896,

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