Lrsâtrb, pp
lOO HISrOtRE GÉNÉÎWLE DE l'ÉGLISE
laierveatîon moiQS utîles daus SOU eiitrepiise de régéûératioa sociale. Dans ses d-3 84mt Henri , . ..,..,,. , ,
dan» la courses a travers soq empire, il aimait a sejouraer dans les couvents
réf>fme des au milieu des moines. Il s'édifiait de la régularité des bons ; mais il ne craignait pas, quand il y rencontrait des abus, d'intervenir hardiment pour y faire pénétrer la réforme. Il entretint des relations suivies avec les grands moines réformateurs de son époque. Une amitié particulière le liait à l'illustre abbé de Cluny, saint Odiion, et l'on a pu dire que si, dans l'œuvre de la réforme monastique, Oiâoo fit la tête, en Allemagne Henri fut le bras droit *. Grâce à cette agsidue collaboration de deux saints, la pureté de la règle clunisi3Qoe péaétra dans la plupart des monastères de Lorraine; les p'jèssants couvents de Hersfeld, de Reichenau. de Fulda. de Gorvei, durent l'accepter. Fort de l'approbation d'Odilon. Henri n'hésita pas, quand il le fallut, à briser les résistances, à destituer les prélats indignes et à imposer aux moines récalcitrants les religieux qu'il savait capables de les gouverner suivant l'esprit de leur état. Ainsi fit-il au Mont Cassin, et aux deux grands monastères de Stavelot et de Malmédy. au diocèse de Liège, qu'il plaça tous les deux d'office entre les mains d'un moine de Saint-Waast, Poppo, dont il connaissait la science et la sainteté.
En agissant ainsi, le saint empereur travaillait également au biew de ses Etats et à celui de l'Eglise. L'Allemagne, à peine tirée de la barbarie, placée sur les frontières de la civilisation chrétienne, et restée en contact avec des peuples imparfaitement gagnés à la doctrine de 1 Evangile, avait besoin, plus que toute autre nation, de garder intact le dépôt de la foi et de la morale chrétienne. Henri II le comprit. Il pensa aussi qu'il ne remplirait pas tout son rôle de « sergent du
Saint Henri Christ » s'il ne cherchait pas à étendre le domaine de l'Evangile. Avoriie £^ demandant au pape de fonder l'évêchéde Bamberg, il avait eu en
la propagittdn . . . .
de U foi vue de n détruire le paganisme des Slaves », et si les soucis du goucbréUenn», vernement iati^rieur de son empire lui en eussent laissé le loisir, il aurait cherché à ouvrir de nouvelles voies aux missionnaires de Jésus-Christ.
Ce sont des inspirations si pures qui ont valu à l'empereur Henri II le titre de saint que fEglise lui a décerné. Ce sont aussi les admirables vertus de sa vie privée.
Le noble prince avait rencontré une épouse digne de lui. L'un