‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 66 sur 336 · R. Glaber, Hist., III, i ; P. L, t. GXLII, col · texte numérisé non relu

R. Glaber, Hist., III, i ; P. L, t. GXLII, col

2. Il s'agit du patriarche Ëustathe, qui gouverna l'église de Gonstantinople de loigà ioa5.

LE PROTECTORAT IMPERIAL

vive : « L'apôtre des Gentils nous apprend à respecter les personnes constituées en dignité ; ce qui ne l'empêche pas de s'écrier ailleurs « Je sors peut-être des limites de la prudence, mais c'est vous qui m'y avez contraint *. » Nous aussi, nous nous sentons presse par un sentiment d'amour fdial d'exhorter votre paternité à se rappeler en ce moment la conduite du Sauveur, et à poser à quelqu'un de vos amis la question que Notre-Seigneur fit à saint Pierre quand il lui demanda . « Que disent de moi les hommes ^ i> » La réponse que vous obtiendrez, pourvu qu'elle soit sincère, méritera toute votre attention. Si elle est nettement favorable, prenez garde à la justifier par votre conduite; si elle est embarrassée et obscure, priez le Père des lumières de dissiper toutes les ombres, afin que vous guidiez dans la plénitude de U lumière et dans la voie des commandements divins tous les fidèles enfants de l'Eglise. Il nous est venu une nouvelle qui scandalise tous ceux qui l'entendent, et qui trouble profondément les âmes. Bien que l'ancien empire romain, qui s'étendait autrefois sur l'univers entier, soit aujourd'hui partagé en un nombre infini de monarchies particulières, la puissance suprême de lier et de délier sur la terre comme au ciel est restée une ; elle appartient maintenant comme toujours, par le don du Seigneur, au magistère inviolable de Pierre. C'est donc une présomption complètement injustifiable de la part des Grecs d'avoir revendiqué un privilège qu'ils auraient, dit-on, obtenu de vous. Nous vous supplions de montrer plus de vigueur pour la correction des abus et le maintien de la discipline au sein de lEglise catholique et apostolique. C'est le devoir d'un pontife universel. Ainsi puissiez-vous régner heureusement ici-bas et dans l'éternité ^ » Il ne paraît pas que le pape eût déjà, comme le croyait saint Guillaume, cédé aux instances des ambassadeurs byzantins ; il rompit du moins les négociations *. A la suite de cette rupture, le patriarche de Constantinople effaça, dit-on, des diptyques le nom du pape, et les ferments de schisme, qui subsistaient toujours en Orient, s'agitèrent. Ainsi la politique de Jean X.1X, dans ses rapports avec l'Orient, avait mécontenté à la fois l'opinion publique et le monarque oriental ; sa diplomatie à l'égard de l'empereur d'Occident, malgré les brillants

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