I. Il Cor., xn. II
a. Marc, VIII, 27.
3 Raoul Glaber, Hist.^ IV, i, P. L., t. GKLH, 671. La lettre de saint Guillaume a été reproduite avec plus de correction, d'après divers manuscrits, par Pertz dans les Monum. Germ., t. VII, p. 66.
4- Bréhibr, le Schisme oriental du Xh siècle, Paris, 1899, p. 8-1 a.
Ga*!!i(ime,
abbé dd
Sa.fit-Bén.gne
de Uijoa
Jean \IX,
dans
cette affaire,
mécontflinte à
la lois
l'opmion
publique des
fidèles
et le monarque
oriental.
106 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLlSE
résultais apparents de ses débuts, ce fut pas moÎEs malheuieuse peur l'Eglise.
RelaiioDs du Au dernier empereur de la maison de Saxe ava.l succédé Je pieave*c"l Empire ^^^^ mODarque de la maiscD de Franconie Le fcEdaie-cr delà iicu-
allemand. velie dynastie. Conrad 11 descendait du mariage dune des filles d'OtlOD le Grand avec un des plus vaillants guerriers de i*einpereur. Conrad le Rcuge. Il a\ait épousé lui-même une fille de Rodolphe IJJ, roi de Bourgogne, qui descendait de Charlemagne. Personnellement
Conrad II ]e nouvel empereur était brave, croyant soucieux d crthodcxie. mais
^^* omi de la magnificence et de l'éclat. Des deux grandes races qu'il
prétendait représenter, il avait surtout les ambitions gigantesques ;
on eût cherché vainement en luil'humibie piété d Henri II. Déjcuei
les projets de l'empereur bvzantm dans la basse Italie. coEquérir la
Se5 ambitieux Bohême, s'annexer la Bourgogne, briser la haute ncbiesse d Aiîe-
prcjets. rnagne en se faisant le protecteur delà petite féodalité . te!s furent ses
premiers projets. Il devait les réaliser en partie. Mais avant m*ême
qu'il n'y fût parvenu, on le vil descendre en Italie en 1026 pour y
ceindre, à Pavie, la couronne royale ; puis demander au pape, pour
le jour de Pâques de 1027. qui tombait cette année le 26 avril, la
bénédiction impériale. Jean XIX fit pour Conrad II ce que Benoît VIII
avait fait pour saint Henri, Jean XII pour Otton le Grand, saint
Il est couronné Léon 111 pour Charlemagne. La cérémonie du sacre dépassa en
empereur splendeur loutce qui s était vu jusque-là. u En sortant de la basilique
(1027). de Saint-Pierre, dit le chroniqueur Wjppo, l'empereur et l'impératrice Gisèle étaient escortés par deux rois, Rodolphe de Bourgogne et Canut le Grand d'Angleterre, qui les conduisirent en grande pompe au tricliniumdu Lalran^. n Jean XIX avait vu dans le nouvel empereur et dans la dynastie une grande force, et s'était empressé de se l'associer ; mais l'ancien « Sénateur des Romains », improvisé prêtre et pape au lendemain de la mort de son frère, était-il à même de comprendre qu'un protectorat dominé par l'orgueil ne pouvait, si dévoué qu'il se proclamât, travailler au bien de l'Eglise? Etait-il capable de prévoir que la puissante maison de Franconie engagerait
Politique bientôt, contre la papauté, la lutte la plus violente que l'Eglise eût eu '^C^^Midn ^ ^ subir depuis les persécutions des premiers siècles, et que Conrad 11
il cherche lui-même poserait les préliminaires de cette lutte ? « L'empereur
i'E*^\T"^^ Conrad II, dit Hefele, eut pour politique de mettre l'Eglise au ser-