‹ Histoire générale de l'Église (volume 2)Chapitre 97 sur 336 · Ibid., col. i3i · texte numérisé non relu

Ibid., col. i3i

â. p. L., t. CXLV, col. 89-98.

Serment de fidélité à l'Eglise

prêté

par le roi

de France

Philippe 1er

(a3 mai loSg).

Mission de

Pierre Damien

à Milan.

Nicolas II

empêche

un conQit

près de naître

entre le duc

de Normandie

et le

Saint-Siège.

Hisl. gcn. de 1 Eglise, — IV

ti

Vif mécontentement

de FAllemagne.

Mort

de Nicolas II

(juillet 1061).

comte de Flandre, refusait obstinément de se soumettre, bravait l'interdit jeté sur ses Etats. Des négociations entreprises par Lanfranc, prieur du Bec, aboutirent à une solution pacifique. Nicolas H accorda une dispense pour légitimer le mariage de Guillaume, lequel s'engagea à établir et à doter deux monastères. Telle fut l'origine des deux chefs-d'œuvre de l'architecture du xi® siècle qui décorent aujourd'hui encore la ville de Caen : l'église de Saint-Etienne et celle de la Trinité *.

Le mouvement d'hostilité qui se manifesta, en même temps, en Allemagne, fut moins violent, mais, au fond, plus durable. Sans doute Henri m ne pouvait s'en prendre qu'à sa politique et à celle de ses prédécesseurs du revirement que la papauté opérait au détriment de sa suprématie. L'alliance conclue avec les Normands, le rapprochement opéré avec la France, la sympathie manifestée au duc Gottfried, le décret du concile romain sur les élections pontificales, étaient autant de manifestations qui détournaient le Saint-Siège du Saint-Empire. Enfin, Nicolas II, de race bourguignonne, n'avait pas les mêmes attaches que ses prédécesseurs avec la Germanie. Aussi le cardinal Etienne, envoyé comme légat en Allemagne, y rencontra-t-il un échec. Un conciliabule schismatique, tenu par quelques évêques et quelques représentants du gouvernement allemand, y déclara nuls tous les décrets rendus par le pape Nicolas

Cette attitude pouvait faire présager les grandes luttes qui se préparaient du côté de la Germanie. Le pape, et surtout son conseiller et principal inspirateur, Hildebrand, les envisagèrent courageusement et persistèrent dans leur ligne de conduite.

Peu de temps après, vers la fin de juillet 1061, Nicolas II mourut à Florence. Nous manquons de détails sur ses derniers moments. Son testament politique avait été fait, lorsque, à l'automne de 1069, il avait donné à Hildebrand une marque de confiance suprême, en le nommant cardinal archidiacre de l'Eglise romaine, c'est-à-dire son coadjuteur pour le gouvernement du diocèse de Rome et son représentant le plus autorisé pour traiter les affaires de la chrétienté 3,

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