Ep. XI
i. Krads, IJist. â<t l'EglUe, t. II, p. 37 (8« édition).
5. RàD*. Hist. ecclés., 1. III. c. xxt, P. L. t. XCV, col 162. r3.
4. D' IId'ik. Lir'' nft':' 'M'r'ii liopn of CanUrbury, p. 131.
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Saint Théo- dit prépara les voies à son illustre successeur saînt flKÎocîore, °™' qu'on a pu appeler le second fondateur de l'Eglise d'Angleterre. Né à Tarse, en Cilicie, sacré évêque de Cantorbérj en 668, à l'âge de soixante-six ans, Théodore, pendant lesvingttrois années de son épiscopat, rendit définitive l'union religieuse de tous les diocèses de la Grande-Bretagne.
Il mourut à l'âge de quatre-vingt-huit ans. Peu de vies furent aussi fécondes en œuvres que la vénérable vieillesse du saint archevêque. Il réunit, en 675, le premier concile de l'Angleterre, qui fut suivi d'un grand nombre d'autres. L'inauguration de la vie paroissiale, la réforme de la vie monastique et l'introduction d'une vie intellectuelle intense dans la Grande-Bretagne ; tels sont ses principaux titres à la reconnaissance de l'Eglise anglo-saxonne. Jusqu'à lui le service religieux avait été fait en Angleterre par des missionnaires errants. Au pied d'une croix, en plein champ, ils célébraient la messe, prêchaient l'Evangile et administraient les sacreïnauguraiion ments. Désormais des prêtres furent affectés au service d'une ^roijTsiale en*" église, chargés d'administrer une circonscription déterminée, Angleterre, astreints à la résidence. Les églises, bâties pour la plupart par des seigneurs charitables, qui les dotaient et qui obtenaient en retour un droit de présentation des titulaires, furent les centres de la vie paroissiale'. Les nécessités d'un apostolat très actif et très étendu avaient altéré dans les monastères cette vie de silence et de recueillement dans la solitude que saint Benoît avait voulu sauvegarder avant tout pour ses moines. Théodore y remédia par des avis sages et fermes ", Il veilla aussi à empêcher tout empiétement du monastère sur les fonctions propres du clergé paroissial *. La culture iu- Théodore, élevé dans les écoles d'orient, savait par expé- A ugîetTrre à* a rience le secours qu'une culture intellectuelle bien dirigée
fin du vil" 8iè- j. donner à la civilisation chrétienne. Il avait, dit-on, apde et au viu* r^ . . . ,
aiècle porté, dans sa valise de moine, un Homère, qu'il lisait chaque
jour *. Avec l'aide de son fidèle compagnon, le moine