‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 103 sur 284 · Biiti, De teTnporum ratione, c. xt · texte numérisé non relu

Biiti, De teTnporum ratione, c. xt

A. C'esl alcsi que l'appelle Burke, Essay on Engllsh hlslory, p 229.

5 II fil. ecc Ci-. Priefiitio.

6 E. Lavissk. It ■rut <l'.. Deux-Mondes, 15 décembre IS>?i, p. S^'ù.

et de foi, et va bientôt rendre au continent les services qu'elle a reçus de l'Italie • ».

Mori du véué- La science et la foi, la passion de l'étude et la soif de la prière accompagnèrent ce grand homme jusqu'à ses derniers moments. Rien n'est touchant comme le récit de sa mort, que nous a laissé, dans une lettre, un de ses disciples. « Le dernier jour de sa vie, raconte-t-il, un de ses familiers, resté auprès de lui pour lui donner ses soins, se hasarda à lui dire : Maître bien-aimé, il manque encore un chapitre à votre ouvrage ; serait-ce vous fatiguer que de vous faire parler davantage ? » Bède répondit, de sa voix aifaiblie par la souffrance : « Je le puis encore : prends ta plume, taille-la, car cela presse ». L'heure des vêpres étant venue, le même disciple lui dit encore : « Cher maître aimé, il reste un verset qui n'est point écrit. — Ecris-le bien vite », rt pondit-il. Et le jeune homme, ayant écrit sous sa dictée, s'écria : « Maintenant c'est fini ». Et lui : « Tu dis vrai, c'est fini. Prends ma tête dans tes mains et tourne-moi, car j'ai beaucoup de consolation à me tourner vers le lieu saint où j'ai tant prié ». Et, ainsi couché sur le pavé de sa cellule, il se mit à chanter une dernière fois sur le ton coutumier des cantilènes grégoriennes : Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et en prononçant ces noms divins son âme s'échappa *. »

La législation Cependant les principes de civilisation chrétienne, prêches '^'^'ao'^UiB *^** P^^ l'Eglise, passaient peu à peu dans les actes législatifs. Après les lois d'Ethelbert qui, au début du vu* siècle, n'étaient guère qu'un code pénal, cataloguant et tarifant les coups et les blessures ', après les lois de Lothaire et d'Eadric, qui, à la fin du vu* siècle, marquaient un progrès dans l'organisation sociale et dans la conception du droit *, les lois de Witraed, au début du viii* siècle, indiquent l'apparition d'une

1. Auguste MoLiNiRR. Lex sout'cex de l'histoire de Fance, t. V, p. xxt, xxif 2 MiûNR, P. L. t XC. col 65 lioUnudi.stes, mai. t VI.

3. Ancient Intvs and in.ytitutes of lingland, 18i0, in folio, p. 1 10.

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