LvBBE, Cono , IV
5. ikiré, fieffesla, t. I, U'^ 6M. Neque cu'quam de eius liceat Judicare ju~ dicio, siquilemad illaui d: qualibet parte canones appellari volMcrint, ab ea auteni netno ait ajjpellire permissus.
R'\bI. gnn. de l'Eglise
HISTOIRE GÛiSÉUALE DE L ÉGLISE
, Saiut De la mort de Gélar^e (49G) à l'avènement de Sjmmaque
^^(496). (^9S), le Saint-Siège fut occupé par Anastase II, romain de Sa politique naissance, qui, pour mettre fin au schisme qui séparait Conseoociiiante. tantinople de Rome, poussa la condescendance jusqu'à ses plus extrêmes limites. Il ne parvint qu'à se rendre très impopulaire parmi les Romains. Un parti d'opposition, qui n'était autre peut-ôtre que celui dont le sénateur Andromaque s'était fait l'interprète sous Gélase, accrédita le bruit que sa mort prématurée avait été un châtiment de Dieu. Le rédacteur de la notice sur Anastase insérée au Liber Pontificalis recueillit cette rumeur ' ; la légende s'en empara, y ajouta des détails tragiques ; et c'est ainsi que le Pape Anastase II, que l'Eglise a placé dans la liste de ses saints, est pai^venu à nous chargé de la malédiction du poète :
« J'aperçus alors le couvercle d'une tombe, dit Dante, et il y avait ces mots écrits : « Regarde, ici est le pape Anastase, que le diacre Photin a induit dans le mauvais chemin.*»
Ce furent, d'ailleurs, les intrigues mêmes des ennemis de \\ Papauté qui provoqvxèrent, sous le ponlifîcat des deux pontifes qui succédèrent à Anastase, Symmaque et Hormisdas, les deux plus magnifiques glorifications du Pouvoir pontifical que l'histoire ait peut-être jamais eu à enregistrer.
Saint A peine le successeur légitimement élu d'Anastase, Symma-
(498^14)"" ^^^ (498-514) \ avait-il reçu la consécration dans la basilique
du Latran, qu'un antipape, porté par une faction romaine dont
Episoda du le chef était le sénateur Festus, se fit sacrer évêque de Rome
^^'^'pahne.^ '^ ^^^^^ la basilique de Sainte-Marie-I\Iajeure *. C'était l'archi-
1. Liher Pontificalis, t. I, p. 258, qui nutu dtvino per^ussuê e*U