‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 12 sur 284 · Biv. Corn., Inferno, canlo 11, vers · texte numérisé non relu

Biv. Corn., Inferno, canlo 11, vers

Ua coperchio D'un grand'avello, ov'lo vidi una scritta Clie diceva : Anastasio papa guardo, Lo quai trasse Folia délia via dritta.

«- T«!i, flp T'ortunat et natif de Sardaigue, Liber Ponlif., I, 260, 4 Liber P# :ti,':c.dis, ', VCO.

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prêtre Laurent, dont on espérait faire un Pape à la dévotion de l'empereur de Byzance et de la secte monophysite.

La tentative échoua, au moins momentanément. Le roi bar- L'antipape bare Théodoric, plus puissant à Rome que l'empereur oriental, Laureai. ne voulut reconnaître que le Pape élu pur la majorité des électeurs, et Laurent dut se retirer.

Mais alors la fureur de la faction se porta contre le Pape lé- Les accusa- ... p. 1 jr !'• • «AIT-» j tions portées

gitmie. un subKDrna de taux temoms, qui accusèrent le râpe de contre saint

crimes imaginaires. On lui reprocha un commerce immoral Symmaque. avec des femmes, l'aliénation irrégulière de certains biens ecclésiastiques, la célébration de la Pâque en dehors des règles ordinaires de la liturgie. On viola les règles les plus élémentaires de la procédure romaine, en faisant déposer contre le Souverain Pontife ses propres esclaves. Le parti fidèle, avec l'assentiment du Pape et du roi Théodoric, invita les évêques d'Italie à se réunir à Rome pour mettre fin au conflit. Vers Réunion d'un le mois de mai de l'année 50 1, cent quinze évêques s'assemblèrent dans la basilique Julienne, c'est-à-dire dans Sainte-Marie du Transtévère. Mais pendant que Symmaque se rendait au synode, il fut brutalement assailli par les hommes de Festus. Il put à peine leur échapper vivant et fut obligé de se barricader dans la basilique de Saint-Pierre. Il faut lire dans le Liber Pontificalis et dans les écrits des contemporains le tableau des scènes inouïes de violence que le parti sénatorial déchaîna. On força la porte des couvents, on insulta les vierges : le t t ,, clergé ne pouvait plus sortir en sécurité dans les rues de ^^'^^ Roin<». Rome *.

Dans ces conditions, le Pape déclara qu'il ne pouvait prendre sitnatloa cxh part au synode *. Théodoric protesta qu'il ne voulait d'au- tiqQe:UQ.Pap« cune sorte porter un jugement sur des affaires d'ordre ecclé- paruneassemsiastique •. L'assemblée des évêques se trouvait dans une quosî position des plus critiques. Elle en eut pleinement conscience.

1. Lib. Pontif., t. I, p 261. Omni die pugnas oontra ecclestam in medi^ eititate gerebant... sanctimoniales mulieres et virgines déponentes de mom nasteriis vel de habitaculis suis, dénudantes sexutn femintum, cœdibus plagarum adftictos vulnerabantur... ut nulli esset securitas die vel nocle de eUro in oiviiate ambulare.

t. Yolr les actes de ces synodes dans les Monumenta Germaniat hUtoricat Auct07-es antiquiss, t. XII, p. 4l6.

3. Quia nou nostrum judicavimus de eccîesiasticis nliquid C4n4«rê gotiis. Monumenta Germ. Iiiitor., Auctores antiq.^t. XII, p. 424.

36 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGMSE

Les évêques écrivirent au roi que c'était « une chose inouïe et sans exemple, que le pontife de ce siège fût appelé et jugé devaîit un tribunal * ».

Ainsi le pape, le roi, l'assemblée des évêques tenaient, au fond, le même langage. « Ce cas, ainsi qu'on l'a dit, présentait comme une pierre de touche de la constitution même de l'Eglise *. »

La situation paraissait sans issue. Il importait cependant de prendre une décision, car les scènes de violence se multipliaient, le sang coulait dans les rues de Rome. Une poignée de malfaiteurs, soudoyés par des intrigants ambitieux, terrorisaient la masse du peuple, qui restait dévouée à Symmaque. SerMen-edu Une première sentence fut rendue le 23 octobre 501. Rien de plus noble et de plus digne que cette décision solennelle. 11 di'-ciare Les prélats déclarèrent que, « après avoir examiné tous les diVcnipé de- éléments du procès, le pape Symmaque, titulaire du Siège ho»Tunc-''^maiB apostolique, leur paraissait disculpé devant des hommes de nfo'c Aej'u- toutes les accusations portées contre lui ». C'est pourquoi, en

ff^r le l'ape, a a ;

ce qui concerne le temporel, en vertu des pouvoirs conférés par le roi Théodoric, ils croient pouvoir prononcer la réintégralion du Pape dans l'exercice de tous ses droits ; mais, en ce qui concerne l'autorité spirituelle, ils ne peuvent, par respect pour l'autorité suprême de l'Eglise, que « s'en référer à Dieu pour toute la cause, exhortant tout le monde à revenir à la communion de Symmaque, demandant à tous qu'ils se souviennent que Dieu aime la paix et veut donner la paix à tous les hommes ' ».

Soit que la sentence ait été publiée en cet endroit du Forum

, romain qu'on appelait ad palmam, soit que l'assemblée ait été

r i^'^iyj:-. tenue en un lieu de l'atrium de Saint-Pierre dit ad palmata,le

; synode qui porta cette décision est connu sous le nom de sy-

^Vt8up "^ node de la Palme, Synodus palmaris.

Le principe que le Saint-Siège ne peut être jugé par per-

f * Causa nova est, et pontificem sedis istius ax>ud nos audiri ntiïlo constat fxeiHvlo <ibid,, p. 423).

2Î Çfl'SAH, Hbtoire de Rome et des Papes au Moyen Age, tome I, 2* partie,

■^^lo^i^iumenla Germanice hist. i/iid., p. 431, v, la Fenlence tn exUnso «Isn» les Mo7iumenta Germaniœ kistorica, auctores antiquiss., t. XII,

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sonne, triomphait donc pleinement à Rome. Il fut accepté Emotion pro- ... I- I- 1 ^ « I r> 1 dwileeuOauU

avec entiiousiasme, en particulier par les éveques des uaules. ^^ g„ liaii».

Aux premières nouvelles de cet étrange procès, l'illustrû évêque de ^'ienne, saint Avit, sans doute incomplètement renseigné, s'alarma de voir une assemblée d'évêques se préparer à juger un Pape, et il écrivit à Rome une lettre émue, où il Lettre de »aiQ» disait : « Mettre en question l'autorité du Pape de Rome, c'est vienn« ébranler, non pas un seul évêque, mais l'épiscopat tout eu lier ' ».

En Italie, Ennodius de Pavie écrivit une justification éloquente du Synode de la Palme, contre les adversaires de celta assemblée '.

Ce triomphe pacifique permit à Symmaque de parler à l'empereur d Orient avec une autorité plus grande que jamais. « Empereur, lui disait-il, comparez donc votre dignité impériale avec celle du chef de l'Eglise... Jetez un regard, ô empereur, sur la longue chaîne de ceux qui ont persécuté la foi do Jésus-Christ. Ils sont tombés, et l'Eglise voit grandir sa puissance avec les persécutions qu'elle subit '. »

Mais l'empereur Anastase, à qui celle lettre était adressée, s'engageait de plus en plus dans l'hérésie eutychienne. Ld bonheur de conclure la paix était réservé au futur empereur, Justin, et an successeur de Symmaque, IIoumisdas.

La situation était devenue intolérable à Constantinople. Salnt Roral»* L'esprit sectaire de l'empereur Anastase avait déchaîné l'anar- ^ K^r.igode du '

chie. Des moines « qui n'avaient de moine que l'habit, dit Ilor- Formulaire <!• . , , , . . , , »a»û* HoriBU-

mi;.aas dans une lettre *, et à qui manquaient les deux ver- 4a«.

1. Si papa Urbis oocatur in dubium, episcopatus jam videhitur, non tpiscopw, vacillare. Miohb, P L., t. LL\, col.248 M. G. H. auvl , antiquiss , VI, p. t\r,.

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