L.. t L'CXXfK, col. 741. M. G. H., Epist., I
4. Ddns leari capituluirea ils preuueat le titra de dujo et prii:,ios l<'raH' cerum.
5. D ayrèa Willibrilî, c'est Boaifaoo lui-môme qui aorait 8U2S<ir6 cett» demanda à Corloinaa, c. VII, p. 473.
Hiat. géu. de l'Ej^liee. 13
194 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGUSG
au couvent du Mont-Cassin ; Pépin était u« politique avisé, comprenant l'importance d'une église bien ordonnée dans un Etat qu'il aspirait déjà peut-être à gouverner un jour à titre de roi. Bonil'ace, dans la lettre que nous venons de citer, réclamait au Pape Zacharie les pouvoirs nécessaires pour répondre à l'appel des princes francs. Ces pouvoirs, accompagnés de paternels encouragements, ne se firent point attendre '. Mais
LMtiesdeeaint j Ix^Hq fut rude. Deux intrigants, le Scot Clément et le Franc
Bomfac* pour . .
la réforme de Aldebert, fanatisaient les foules en s'autorisant des pouvoirs
que. les plus extraordinaires. Aldebert invoquait en sa faveur ime lettre de Jésus-Christ, tombée du ciel à Jérusalem. Il trouva un évêque ignorant pour le sacrer. Des multitudes, délaissant les églises, se rassemblaient autour des croix plantées par Aldebert sur le bord des fontaines et criaient : « Que les mérites d' Aldebert nous soient en aide ! » On se disputait les reliques de ses ongles et de ses cheveux '. Boniface poursuivit les deux aventuriers a\ ce une ardeur infatigable jusqu'à ce qu'il les eût FionioD de fg^j^^ mettre en prison ' ; puis dans plusieurs conciles, les uns provinciaux, les autres pléniers ou nationaux, il fit décréter la stabilité du clergé des campagnes, sa subordination à l'évèque, la dépendance de celui-ci à l'égard du métropoli tain et de ce dernier à l'égard de l'évèque de Rome. Conmio insigne de cette organisation et du rattachement de toute la hiérarchie au Saint-Siège, le palUum,qm était simplement en Orient la marque des pouvoirs archiépiscopaux, prit une signification symbolique, celle d'une juridiction reçue de Rome avec l'insigne *. Deux autres mesures d'une grande portée doivent être remarquées parmi les décisions de ces conciles. Ce fut d'abord une sorte de consolidation des paroisses rurales, au profit desquelles on établit ou on généralisa les dîmes foncières *. C'était les affranchir de la dépendance dans laquelle elles se trouvaient jusqu'alors à l'égard des seigneurs et des
î. M«FL«.*n!t, Hahs et KcRTH ailmettcnt en effet que la réponso da Pape «st fanlivoiaeni daléd dii !«' avril 743 et qu'elle est en réalité de 742. Kcarm Sai'i* lioiiifare. p. 23. DùjizbLiiASK, Forschunçen zui^ (^cuixc'ien Geschickte t. Xr-.l, p. 8. IIah.n, niétriti recueil, t. XVI, p 52
2 /'. L. t. LX.WIX, col 751-753. M G. H., Epist., I, 3H-31S.