‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 126 sur 284 · Lib. Pontif., I, 277, note · texte numérisé non relu

Lib. Pontif., I, 277, note

S. Cette épitaphe a été découverte et publiée par M. db Rossi, Inscript. Christ , II. 57.

3. La promière édition du Liber Pontificalis, la leçon préff'rée par Momtiison porte : ordinatus est in j'usso Theodorici régis (IA'j. Pont., éJit. Mommsen, 1, 138). Voir uii autre témoignage dans le môme sens dans Do- CHi!3.\g, Lib Pont., I, 2S0, note 5 LVtei^tion de saint Félix fut d'ailleurs confirmée canoniquement dans la suite par le coiiseulemeut général. Il ciofc la eério, iuiatorrompue jusqu'à lui, des pa;!cs canonisés.

l'église CIIKZ les peuples BAr.BARES 221

parti romain par le meurtre de Boèce et de Symmaque. Dans la puissance des Ostrogoths les populations de l'Italie ne virent plus qu'un pouvoir hérétique et barbare. Ses jours désormais étaient comptés. Il prit lin avec Teïas (So3) : il avait duré soixante ans (493-553).

Il s'agissait de savoir qui prendrait la place du royaume condamné. En 555, on put croire un moment que ce serait l'empereur. Narsès, général byzantin, après une bataille où il défit les Ostrogoths, déclara l'Italie province de l'empire d'Orient. Mais l'empire n'était point en mesure d'exercer sur l'Italie une autorité efficace. Treize ans plus tard, en 568, un peuple barbare plus vigoureux, à qui Narsès avait demandé son concours pour son expédition et qui avait été mis en appétit de conquête pour son propre compte, les Longobardi, les î-es Lombards. hommes à la longue barbe ou Lombards, conduits par leur roi Alboin, s'emparèrent de la plus grande partie de la péninsule. Du royaume des Ostrogoths, pour lequel Théodoric avait rêvé la succession de l'empire romain, il ne resta guère que les œuvres catholiques dont le grand ministre Cassiodore avait su se faire l'intelligent protecteur, les collections et les réformes de Denys le Petit, les moines de Saint-Benoît et les écrits de Boèce.

L'invasion des Lombards fut des plus terrifiantes. Ils Invasion det pillaient et massacraient tout sur leur passage. « Gomme une Italie, épée tirée du fourreau, — écrivait saint Grégoire le Grand, environ vingt-cinq ans après l'entrée d' Alboin en Italie, — ces Témoi>rnn«8 , j ' 1^ ,.• . . , , de sniut Gré*

hordes sauvages s abattirent sur nous, et partout les hommes goire.

tombaient comme moissonnés. Les villes furent dépeuplées, les églises rasées. Les campagnes furent changées en déserts, parce qu'il n'y eut plus personne pour les cultiver • .» L'aspect seul de ces hommes « dont la longue barbe, au dire de Paul Warnefrid *, tombait sur ime robuste poitrine », était

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