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5. Dom (iURMAiH MoKiH, Le symbole d' Athanase et son p'-emirr témoin, tainl Césaire d'Arles, duris la lievue bénédictine, lome X\ III (1901) p 337-303.
prt^ch'is dans toute l'Église Iranque et même au-delà '. C'est sur les grandes questions de la grâce, de la prédestination, de la Trinité et de l'Incarnation, que l'évêque d'Arles a eu à se prononcer dans les six conciles qu'il a présidés ou qu'il a inspirés : Agde (50G), IV« d'Arles (524), Carpentras (527), !!• d'Orange, II« de Vaison (529), Marseille (533). Mais ce sont les questions les plus ordinaires de la vie journalière qu'on rencontre dans ses sermons. Vivant au milieu de son troupeau, quotidiennement mêlé au peuple qu'il catéchise, il multiplie les conseils les plus pratiques, fondes sur les observations les plus précises. Son œuvre oratoire devient ainsi Son œurre 111- • 1 • Ti oratoire ; ta-
ie tableau authentique de la vie chrétienne à cette époque. 11 biea-i de la vie
mentionne la réception de l'Eucharistie à l'approche des grandes '^''^j'j'gi^ie.*'* fêtes '-. 11 menace du refus de la bénédiction d'un mariage comme d'une peine ecclésiastique', preuve qu'à cette époque la bénédiction nuptiale était regardée comme absolument indépendante de la validité. 11 nous fournit une des premières mentions authentiques que nous trouvions dans l'antiquité sur le sacrement de l'Extrême-Onction '. On rencontre dans ces sermons des préceptes absolus sur l'obligation de l'aumône, fixée à la dîme au moins des revenus *. On y découvre une des premières énumérations des œuvres de miséricorde, présentées comme effaçant les péchés menus [peccata minuta) *. Césaire a trouvé autour de lui l'usage de la pénitence privée et il en recommande la pratique '. Sa doctrine sur le purgatoire a une précision qu'on ne lit guère avant lui *. Et toutes ces leçons, tous ces conseils sont donnés avec une bonté, une condescendance pour la faiblesse humaine, un souci du détail, un ton de finesse malicieuse, une bonhomie bourguignonne,
1. Saint CO«aire, de son côté, n'hésitait pas à emprunter un sermon tout fnit à quelque lonfrère, si besoin en était Nul souci n'apparaît alors de ce ijiio nous appellerions la propriété littéraire. P. Luat, II. II. L. R., X, 611, iliKue bénédictine, XVI, ^ii.
■2 P. L-, X.\.\IX. App., col. li^74 1975 Les sermons de saint Césaire sont donnés par Migne dans I appendice des sermond de saint Augustin.