‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 133 sur 284 · Jhid.. col · texte numérisé non relu

Jhid.. col

qui font de ce gallo-romain, né sur le territoire de Chalon-sur- Saône, une des figures les plus attachantes de l'époque mérovingienne*.

OrijjinfB de La vie chrétienne de cette époque s'est-elle exprimée au '"«othlr'"'^* ®"^ ^® ^^ Gaule par une architecture spéciale, par une sorte d'art « pré-roman », qui en se développant aurait abouti à l'art gothique ? On l'a soutenu avec beaucoup de science et de talent ^. Mais cette théorie ne paraît pas démontrée. Il reste probable que le qualificatif de gothique n'a été donné à l'art du Moyen Age que parce qu'il était synonyme de barbare *, et que les Visigoths n'ont eu qu'un rôle insignifiant dans l'évolution de l'architecture religieuse.

Les Barg«B- Les moins barbares, les plus facilement assimilés à la civilisation romaine, de tous les hommes de race gothique, parais- Leur ori<^i*e, sent avoir été les Burgondes. Déjà au iv^ siècle, au rapport d'Ammien Marcellin, ils étaient fiers de se dire issus de la même famille que les Romains, sobolem se esse romanam Leur introdiic- Burgundii sciunt. Les empereurs, qui en avaient un grand ^moade m-^ nombre à leur solde, les avaient échelonnés le long du Rhin pour mai H. protéger Trêves; ils les placèrent ensuite le long des Alpes, pour garantir la Provence. Or, de distance en distance, ces barbares, ayant construit des châteaux-forts ou burgs, en prirent, dit Paul Orose, le nom de Burgondes ou hommes des burgs *. L'histoire des événements qui les déterminèrent a occu-

1. Saint Césaîre, né en 470 ou 471, est mort en 543, Malhort, $xint Césaire, évêque d'Arles, Paris, 1894.

2. M. CoDRAJOD, dans ses leçons profe'S^es à VFcole du Louvre, t. I, 1899. M. Brctails a combaitu 1h tlièsc do M. Courajort dans Y Archéologie du Moyen Age et .ses méthodes. Taris, 11H)0. Cf. Dom Leclekcq, Manuel d'archéologie chrétienne, tome II, p. 12,S.

3. Rabelais a été l'un des premiers à donner au mot « gothiqae » le sens méprisant que ce terme a longtemps gardé. H. Lemorbibr, Hist. de Fr. de La-

Page 1